Le groupe français Feu! Chatterton publie ce 9 mars 'L'Oiseleur', son deuxième album. Quelques jours avant sa sortie et en avant-goût d'un concert Double Affiche au cours duquel Feu! Chatterton partagera la scène du studio 105 de la Maison de la Radio avec Mélanie de Biasio, ce nouveau disque est dans 'Pop & Co'.

Peut-être que pour certain·e·s Français·e·s, le monde se divise en deux catégories non miscibles : 

  • d’un côté, les lecteurs de Guillaume Apollinaire,
  • de l’autre, les amateurs de hip-hop.

L’album de Feu! Chatterton est précisément le disque français qui réconcilie les deux. On y entend l’influence de la poésie du siècle dernier dans un morceau, et une scansion de rappeur dans un autre. Avec Feu! Chatterton, on prend donc des cuites, « raides, dans des rades », mais cela n’empêche pas de faire usage du passé simple et de vouvoyer les dames.

Arthur Teboul, l’interprète et l’auteur des chansons de Feu! Chatterton est un garçon qui a commencé par le slam et qui est passionné d'Alcools, le recueil de poèmes d’Apollinaire. Dans la chanson française, il n'est pas le premier ; Léo Ferré avait mis en musique des vers d’Apollinaire, mais Arthur Teboul, 29 ans, a l’audace de mêler les mots du poète avec les siens. Et, oui, les deux se marient très bien. Par exemple, en 1913, Apollinaire publie le poème "Adieu". Arthur Teboul en fait une variation. Le morceau, une chanson magnifique sur le deuil, s’intitule "Souvenir".

Avec sa gouaille et sa façon de chanter ses mots comme des incantations, les textes et l’interprétation d’Arthur Teboul pourraient prendre toute la place. Seulement, chaque morceau de ce disque, L'Oiseleur, nous rappelle que Feu! Chatterton, c’est d’abord un groupe : cinq musiciens qui ont eu plein de sons différents dans l’oreille : new wave, folk, rock psychédélique. Ils slaloment entre tout cela et bousculent la formule classique du couplet/refrain/couplet.

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