Un jeune musicien belge originaire de Kinshasa, qui avance sous le pseudonyme de Témé Tan, publie ce vendredi son premier album aux influences plurielles et cosmopolites.

Pour évoquer ce disque, on peut se téléporter dans une cour de Kinshasa. On entend des gamin·e·s qui fredonnent un refrain. Témé Tan les a enregistré·e·s sur le moment, avec les moyens du bord. Une fois distordue et découpée, la voix des mômes se retrouve intégrée au rythme de sa chanson "Ça va pas la tête ?". À partir de ces mots concassés, des paroles en français ressortent de l’alambic du musicien Témé Tan et notamment cette phrase que l’on dit, en se tapant la tempe avec l’index :

Ça va pas la tête ?!

Répétée comme un mantra. Ce morceau est à l’image des chansons qui composent ce premier album de Témé Tan : elles portent toutes la trace des pays qu’il a traversés. C’est un disque comme un carnet de voyage. D'ailleurs, ce nom de scène, Témé Tan, qui sonne comme une onomatopée, est un diminutif que lui ont donné des amis japonais.

Parce que pour l’état civil, il s’appelle Tanguy Haesevoets. Il est belge et il est né à Kinshasa. Témé Tan a grandi avec de la rumba congolaise, les cassettes de zouk de ses cousines et l’écoute des premiers albums de MC Solaar. Il fait le tri parmi toutes ces influences et il en résulte des chansons qui réussissent à atteindre la simplicité d’une comptine ; par les images qu’il crée avec ses textes et avec une orchestration minimale.

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