Ce 4 septembre, c'est la rentrée des classes pour la plupart des écoliers, collégiens et lycéens français. L'occasion de regarder comment la chanson française s'empare du sujet.

Comment les chansons parlent-elles de l’école ? C'est à cette question que répond Pop & Co, alors que le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer souhaite placer cette rentrée scolaire sous le signe de la musique. L’idée du ministre serait qu’aujourd’hui, les élèves accueillent leurs nouveaux camarades en chanson. Parce que comme le dit Jean-Michel Blanquer :

Aller à l'école, c'est d'abord du bonheur, c'est d'abord de l'épanouissement.

Or, il apparaît que dans la chanson française, l’école, c’est rarement du bonheur. Les paroles ne rendent en effet pas franchement hommage aux premiers de la classe. Au contraire, c’est le panache des derniers qui est bien souvent célébré. Dans la chanson française, les vedettes sont assises au fond, collées au radiateur. C’est le cas dans les années 1960, au moment où la jeunesse prend le pouvoir en musique avec une nouvelle génération, qu’on appelle celle des yéyés. Être cancre, ça colle, avec la rebelle attitude. La plupart du temps, le personnage du professeur dans une chanson, c’est l’autorité à contester.

Mais dans ce répertoire français sur l’école, Nougaro détone. Dans une chanson de 1985 intitulée "Prof de lettres", c’est le prof le héros. Son texte est dédié à l’écrivain Christian Laborde, qui l’a coécrit avec Nougaro. Nougaro y chante :

Le vrai n’est rien. S’il n’est le beau.

De Nougaro aux rappeurs, il y a une logique, ne serait-ce que dans le phrasé. Mais dans le hip-hop français, l’école est rarement la promesse de beaux lendemains. C'est ce que l'on peut voir chez Oxmo Puccino, qui publiait son premier album en 1998. Dans le titre "Peu de gens le savent", il raconte son quotidien de gamin des cités. Il y met en scène un dialogue avec sa conseillère d’orientation.

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