En octobre, Arte diffusait dans le cadre d'une "Nuit Métal" un documentaire intitulé 'Dieu, diable & rock'n'roll'. Ce film est disponible jusqu'à la fin de l'année 2017 sur la plate-forme de visionnage à la demande Arte +7. Pour l'occasion, 'Pop & Co' explore les relations compliquées entre rock et religions.

Elvis Presley en 1972
Elvis Presley en 1972 © Getty / NBC

En 2017, la musique est encore violemment combattue par ceux qui prétendent prêcher la parole d’un dieu. Le documentaire de Nicolas Lévy-Beff a le mérite de remonter aux origines de l’incompatibilité entre religion et rock’n’roll. Tout cela ne date en effet pas d'hier et, dès le début, il était évident que ce nouveau genre musical n’était pas très catholique.

Quand Elvis Presley débarque en 1954-1955, Philippe Labro commente :

Ce type chante comme un Noir et il danse comme on baise.

Dans son morceau "Heartbreak hotel", « l’hôtel des cœurs brisés », Elvis chante le sexe dont le but n’est pas la reproduction de l’espèce. Dès le milieu des années 1950, les fondamentalistes religieux dénoncent une musique responsable de « la délinquance juvénile ». Mais ce que Nicolas Lévy-Beff met en évidence, c’est que cette dénonciation relève d’une autre inquiétude : le rock’n’roll vient bousculer la place sociale de toutes les églises. 

Car les rockeurs sont les nouvelles idoles, les nouveaux messies. D’ailleurs, John Lennon l’a dit : 

Les Beatles sont plus populaires que le Christ.

Au fil de l’histoire, les concerts ressemblent de plus en plus à des grand-messes. Un concert, c’est une communion, avec ses rituels. Hurler tous ensemble les bras levés vers le ciel. La foule est dans la nef et le groupe sur scène comme sur un autel.

Nicolas Lévy-Beff rappelle que l’enfer, le diable et toute sa panoplie appartiennent à la mythologie du rock’n’roll dès ses origines. La légende raconte que les premiers bluesmen de l’histoire ont passé un pacte avec le diable : ils lui auraient vendu leur âme en échange du pouvoir de manipuler les foules avec leur guitare. Cette mythologie diabolique a nourri des thèses complotistes notamment avec une technique que l'on appelle le « back masking ».

la suite à écouter...

►►► ALLER + LOIN | (re)voir le documentaire Dieu, diable & rock'n'roll de Nicolas Lévy-Beff sur la plate-forme de visionnage à la demande d'Arte

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