Tiré de l'album 'Breakfast in America', vendu à des dizaines de millions d'exemplaires, le morceau "The Logical Song" de Supertramp s'attaque au système scolaire. Décryptage.

"The logical song" de Supertamp (pochette du disque)
"The logical song" de Supertamp (pochette du disque) © Supertamp

L'intro de "The Logical Song" est identifiable immédiatement, notamment grâce aux castagnettes et au Wurlitzer. Wurlitzer n’est pas le nom d’un cachet effervescent, mais celui d'un piano électrique.

« Supertramp » signifie « super vagabond », mais il faut reconnaître que cela sonne comme « super-héros », ce qui est engageant

À l'enfant qui demanderait à quoi ressemblent ces garçons, un adulte pourrait répondre : « c’est des chevelus dans des chemises un peu molles ». Pour la musique, Supertramp ne fait aucune concession à la mode non plus. Breakfast in America sort en 1979. La musique disco vit ses derniers feux. Le punk, le rap et la new wave arrivent ! Mais ces gars-là sont hors-sol. Ils imposent mondialement, un refrain qui a la langueur d’un slow.

1979, c’est le deuxième choc pétrolier. Les Soviétiques en Afghanistan. Le premier concert de Jean-Michel Jarre à la Concorde. Bref, tout fout le camp. Alors la mélodie aérienne de "The Logical Song" et la voix de falsetto de monsieur Roger Hodgson est comme un bain chaud.

Pourtant, "The Logical Song" s’inscrit dans la longue tradition des chansons pop qui conchient le système scolaire

Un système répressif qui briderait singularité et créativité. "The Logical Song" raconte l’histoire d’un enfant qui croit à la beauté de la vie et qui réalise que les choses ne sont pas si simples.

Ils m’ont envoyé au loin pour m’enseigner comment être raisonnable. / Logique. Responsable. Et avoir un esprit pratique. / Ils m’ont fait voir un monde dans lequel je pourrais être fiable. / Clinique. Intellectuel. Cynique.

En 1979, tout cela ressemble à un couplet d’étudiants de mai 1968. Ou alors aux paroles d’une publicité pour la pédagogie Montessori.

"The Logical Song" figure sur l’album Breakfast in America. Les fondateurs de Supertramp, Rick Davies et Roger Hodgson sont anglais. Les États-Unis, ils les ont fantasmés. Alors ils racontent les désillusions de leur rêve américain. Et les Français aiment ça.

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