Un Pop & Co dédié aux « Filles de la pop », un livre signé Jean-Emmanuel Deluxe, qui revisite l’histoire de la pop française à travers les femmes.

Sylvie Vartan et Françoise Hardy sur un plateau de télévision en  novembre 1968
Sylvie Vartan et Françoise Hardy sur un plateau de télévision en novembre 1968 © Getty / James Andanson/Sygma

Les deux tiers du livre sont consacrés aux années 1960 parce que c’est dans ces années-là, que les jeunes filles déboulent en nombre dans la chanson. 

La pop féminine bouge en même temps que la condition des femmes et il y a d’abord les idoles : France Gall, Françoise Hardy ou Sylvie Vartan, qui commet son premier tube à l’âge de 17 ans.

« Panne d’essence », c’est le titre. Sylvie Vartan est à la place du passager et Franckie Jordan est au volant. Les relations avec les garçons, c’est le sujet de beaucoup de leurs chansons mais toutes, ne pensaient pas à leur maman. 

Le livre de Jean-Emmanuel Deluxe raconte tout un pan de la pop féminine resté dans l’ombre à travers le parcours d’une nuée de frondeuses. Il écrit :

Il ne faut pas croire que les filles des sixties sont toutes des marionnettes dociles, promptes à suivre des directives

Et c’est là que j’aimerais vous parler d’Evelyne. Evelyne Courtois, qui se faisait appeler Pussycat. Elle adapte un titre américain, comme tout le monde à l’époque. Une chanson de The Spokesmen, qui s’adresse aux soldats du Vietnam en leur souhaitant bon courage.  Mais Pussycat transforme la chose en hymne féministe. Ça s’intitule Les Temps Ont Changé. On est en 1966.

"Aujourd’hui c’est aux filles de décider"

Elles le disent presque toutes : la chanson fut un hasard dans leur parcours. Elles s’y sont lancées parce qu’elles avaient le goût de l’aventure et surtout parce que l’époque permettait l’insouciance.

Cette insouciance était incarnée, entre autres, par l’un des premiers girl band français. C’était Les Parisiennes. Une formation montée de toutes pièces par Claude Bowling avec Franck Gérald pour les textes. Les Parisiennes chantaient les filles avec humour et effronterie, avec ce titre de 1964 :

C’est tout de même malheureux qu’on ne puisse pas se promener tranquillement dans les rues après 9h du soir

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