Ce jeudi, Rebecca Manzoni dédie son 'Pop & Co' à Sinkane, un artiste qui a grandi entre le Soudan et les États-Unis, et à son nouvel album Life & Livin' it.

Sinkane sur scène à New York en mai 2012
Sinkane sur scène à New York en mai 2012 © AFP / MIKE LAWRIE

Ce nouvel album est disponible ce vendredi 10 février 2017, soit trois semaines pile après l’investiture de Donald Trump. Depuis, chaque jour défile avec son lot d’indignations contre le Président américain. « Trump le méchant ! », « Trump l’insensé ! »... Quels que soient les fondements de ces discours, ils ne prêchent que les convaincus.

Sinkane, Ahmed Gallab pour l’état civil, américain, soudanais, musulman, n’entre pas dans cette mêlée. Il chante simplement : « ça va aller ». Et ça n’est pas de la naïveté. Ça va aller parce qu’on en a vu d’autres. La musique et l’espoir comme résistance ferme et pacifique.

Il chante en anglais et en arabe : « Kulu Shi tamaam ». Tout va bien. Aussi longtemps qu’on essaiera, tout va bien se passer.

Sa façon d’utiliser des synthétiseurs dans beaucoup de morceaux du disque (des synthés mélangés à du funk et des pulsations africaines) est la trace d’une obsession. L’obsession pour une musique inventée par un Nigérian qui s’appelait William Onyeabor. William Onyeabor est décédé le 16 janvier 2017, mais à la fin des années 1970, il fait entrer synthétiseurs et boîtes à rythmes dans la musique africaine.

Avant de publier ce nouvel album, Sinkane fut le directeur artistique d’un disque et d’une tournée pour faire connaître la musique d’Onyeabor au monde entier.

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.