Les artistes ne meurent jamais. Et en 2017 plus que jamais, le marché des chanteurs disparus est juteux.

Cette semaine du 9 janvier 2017, des sommets seront atteints dans le domaine de la résurrection musicale avec un spectacle qui s’intitule Hit Parade. Jeudi 12 janvier, au Palais des Congrès de Paris, un quarteron de vedettes des années 1970 va remonter sur scène par la magie des hologrammes. Il s’agit de : Claude François, Mike Brant, Sacha Distel et Dalida, qui, dans une robe-fourreau, interprétera l'un de ses tubes de légende.

Dans le dossier de presse du spectacle et de la tournée Hit Parade, il est dit :

Orlando estime que sa sœur Dalida a vendu 20 millions de disques depuis qu’elle est partie.

Vendre autant, si ce n’est plus, de disques une fois mort que de son vivant, ça n’est pas un phénomène nouveau. Car le premier tube posthume a près de 50 ans et il est signé d'Otis Redding. Le 8 janvier 1968 paraissait "Sittin' on the dock of the Bay" tandis qu’Otis Redding mourait dans un accident d’avion un mois plus tôt. Et si on l’entend siffler à la fin du morceau, c’est parce qu’il n’a pas eu le temps d’en écrire le dernier couplet.

Mais depuis les années 1960, les temps ont changé. Car aujourd’hui, l’industrie du disque n’est plus florissante. Plus que jamais, elle tire donc parti de l’émotion, liée aux disparitions. Le 11 février 2012, Sony Music augmentait de 60 %, le prix d’une compilation d’une chanteuse, dont la mort n’avait été annoncée que quelques heures plus tôt. Cette chanteuse, c’était Whitney Houston.

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