Ce matin, un jeune auteur compositeur interprète, Baptiste W Hamon, qui publie son deuxième album « Soleil soleil bleu » composé de 9 chansons qui célèbrent musicalement son amour pour la culture américaine.

Avec Baptiste W Hamon, c’est effectivement : « americana first ». Pour autant, Baptiste W Hamon parvient à se détourner de son tropisme, et à s’extirper d’une éventuelle soumission naturelle à cette musique terrienne et de territoire. Pour faire un disque français et folk à la fois, un disque de blues et d’amour courtois, un disque de chansonnier et de song writer. Autant dire un disque à priori impossible à réaliser et pourtant totalement réussi

Extrait de « Soleil soleil bleu » 

Baptiste W Hamon, ballade sa dégaine de « poor lonesone cowboy ». Il chante avec un léger vibrato rive gauche, voix d’un autre temps. Serge Reggiani au pays de l’oncle Sam, Jacques Bertin sur les rives du Mississipi. C’est Baptiste W Hamon qui parvient à concilier des contraires. Être à la fois de Louisiane et de Paris, être surtout Will Oldham et lui-même réunis dans un même ensemble poétique

Extrait de « Mon capitaine » 

Au commencement de l’inspiration de Baptiste Hamon, on trouve effectivement tous les grands poètes et chanteurs américains…

Bob Dylan, Johnny Cash, John Prine, Alan Seeger, et surtout Townes Van Zandt. Oui Baptiste W Hamon avait d’ailleurs dans le passé consacré une chanson à ce poète et chanteur texan avec ses mots « Moi je voudrais aller sur les mers de tristesse que Van Zandt a créées ». C’est bien de cette Amérique profonde et bien éduquée à la fois qu’il s’agit. Celle qui n’a jamais perçu les cris échevelés du libéralisme débridé de Trump. Ce grand pays qui prendrait le droit de revendiquer ses larmes et son sang, ces grands espaces qui brûlent de l’intérieur dans ces âmes esseulées qui ont voulu offrir à l’Amérique cette histoire qui lui manquait. C’est ce chant des terres et du cœur que Baptiste W Hamon nous offre en revenant sur ses traces familiales de Chablis.

Extrait de « je brûle » 

C’est aussi ça la France. Au pays de PNL et de Lomepal, de Johnny et de Hugues Auffray, on peut encore voir surgir un poète, désaxé dans son époque, mais sûr de ses sentiments vis-à-vis de l’oncle Sam. Dans une autre vie, Baptiste W Hamon avait formé un groupe qu’il avait baptisé « Texas in Paris ». Cela s’appelle au final la cohérence d’une œuvre. Et cela donne pour l’heure un grand et bel album de chansons. Tout simplement. 

  • Légende du visuel principal: Baptiste W. Hamon (capture d'écran : https://www.youtube.com/watch?v=wgRHqyhjOsw)
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