Patrick Bruel a dit un jour qu'il valait mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets. En 1982, avec Culture Club, Boy George nous apprend que l'on peut vivre avec des remords et avec du reggae. "Do You Really Want To Hurt Me?", considéré comme l'un des premiers manifestes musicaux LGBT, est dans 'Tubes & Co'.

Boy George de Culture Club en 1982
Boy George de Culture Club en 1982 © Getty / Mirrorpix

Avant d’arriver au nom de Culture Club, cette formation a failli s’appeler « Gloire aux blaireaux » ou encore « Les Enfants de La Partouze ». Finalement, Culture Club fut le nom idoine pour raconter la diversité du groupe. Le batteur Jon Moss déclare :

Culture Club, c’est un Anglo-jamaïcain à la basse, un Anglais à la guitare, un Juif à la batterie et un Catholique irlandais au chant.

En gros, un portrait de la ville de Londres en 1982

Culture Club comme « bouillon de culture », où se mélangent musiques blanche et noire. Il n'est ainsi presque pas étonnant que la chanson s'ouvre par des chœurs de gospel. Après quoi "Do you Really Want To Hurt Me?" met en boucle la même mélodie, ou presque. Parce que, dans cette chanson, la ritournelle du refrain et celle des couplets sont pratiquement identiques. Au bout d’un moment, ça colle au cerveau, forcément. Le genre de chose que l'on fredonne jusqu’au soir dès lors qu'on l'a entendue le matin.

Ce morceau sort en 1982, alors que l’Angleterre ne va pas bien : Guerre des Malouines contre l’Argentine, troisième année de Margaret Thatcher au pouvoir, un taux de chômage qui est passé de 5 à 11 % et le tiers des sans-emploi qui est âgé de moins de 25 ans...

Dans cette grisaille, Culture Club fait partie des groupes qui décident que le pays a besoin de chaleur et de couleurs

Avec guitare et basse qui viendraient de la Jamaïque, "Do You Really Want To Hurt Me?" est la fusion de la pop synthétique et des rythmes tropicaux.

la suite à écouter...

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