À l'occasion de la parution en DVD et en VàD du documentaire “Amy Winehouse, Back to Black - The real story behind the modern classic”, Pop & Co raconte la genèse et les coulisses du deuxième album de la chanteuse anglaise décédée en 2011 à l'âge de 27 ans. Ou comment ce disque deviendra un chef d'œuvre.

Dans ce film, on la voit, à Brooklyn, dans les studios du label Daptone, en short, avec ses cheveux en choucroute, son eye-liner épais et sa guitare posée sur ses cuisses nues. La cabine d’enregistrement est minuscule et Amy Winehouse pose les bases de la chanson "You Know I’m No Good". Le producteur Mark Ronson est de l’autre côté de la vitre. Pour habiller cette chanson, il a une rythmique et rien de plus. Alors il crie dans le studio : « Est-ce que quelqu’un a une idée ? » C'est alors que les musiciens se mettent à jouer, des musiciens d’exception, réunis sous le nom de Dap-Kings. Avec eux, Amy Winehouse va trouver le son qu’elle veut : celui de la soul du début des années 1960.

L’une des grandes qualités du film Amy Winehouse, Back to Black - The real story behind the modern classic, c’est de se concentrer exclusivement sur ceci : une femme et des hommes, embarqués ensemble dans la fabrication d’un chef-d’oeuvre. Pas de révélations croustillantes sur la spirale qui mènera Amy Winehouse à la mort le 23 juillet 2011, à l’âge de 27 ans.

Le documentaire raconte une histoire qui a lieu cinq ans plus tôt, en 2006 : l'histoire du disque Back to Black est celle d’une jeune femme qui a suffisamment d’autorité et de crédibilité pour imposer ses vues à deux chevaliers servants, l’Anglais Mark Ronson et l’Américain Salaam Remi. Ce film, c’est aussi le plaisir de les regarder, eux, en train de l’écouter, elle. Sans pathos mais toujours épatés.

Le film soulève le capot du deuxième album d’Amy Winehouse en identifiant précisément ses inspirations. Mettre en musique sa fascination pour les années 1960 implique notamment de replonger dans le catalogue du label soul Motown. Pour produire la chanson "Tears Dry on Their Own" d’Amy Winehouse, Salaam Remi s’est inspiré du morceau"Ain’t No Mountain High Enough", de 1966, par Tammi Terrel et Marvin Gaye.

Amy Winehouse a aussi le tempérament pour capter l’esprit des chansons d’amour de ces années-là. Elle déclare : 

Aujourd’hui, il y a trop de chansons qui disent : « Tu ne me connais pas. Je n’ai pas besoin de toi ». Dans les années 1960, c’était : « Tant pis si tu m’aimes pas. Je vais m’allonger sur la route, m’arracher le cœur et te le montrer. »

la suite à écouter...

►►► Le documentaire Amy Winehouse,Back to Black- The real story behind the modern classic, a paru en DVD, Blu-Ray et en visionnage à la demande.
 

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Amy Winehouse au Festival de l'île de Wight en 2007 © Getty / Andy Paradise/WireImage
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