Le Californien Beck publie ce vendredi 13 octobre un nouvel album intitulé 'Colors'. Dans l’Amérique de Donald Trump, ce disque détonne car Beck a choisi l’euphorie pour thème.

En 1994, Beck se faisait connaître du grand public avec un premier tube intitulé "Loser" dont le refrain disait :

Je suis un perdant, bébé. Alors pourquoi tu ne me tues pas ?

Cette chanson, Beck l’avait lancée comme un gag. Pourtant, elle reste un manifeste, notamment parce que Beck y mélange deux genres que l’on n’imaginait pas forcément compatibles : du blues, rustique, et la rigueur d’une rythmique hip-hop.

Les 25 ans de carrière de cet homme sont à l'image de cette démarche qui vise à brasser tous les genres : folk, funk, bossa nova, pop symphonique, rap, etc. Dans ce « fourre-tout » discographique, la logique qui semble se dessiner serait de faire en sorte que chaque album soit le contre-pied du précédent. Il y a trois ans, Beck publiait un disque sombre et mélancolique. Le morceau qui ouvre Colors, ce nouveau disque, part d’un jeu en studio : "Wow" est un collage ludique de flûtiau synthétique, de sifflements et de rugissements de lion, accompagnés d'un son électronique qui tabasse et de chœurs de sirènes.

L’éclectisme de Beck est aussi guidé par une éthique : écrire des morceaux comme on part à l’aventure. Une aventure qui peut se trouver juste en bas des escaliers que l'on dévale, avant de pousser la porte d’un club.

La conception de ce nouvel album a commencé il y a quatre ans, parce que le disque est directement lié à plusieurs années de tournée. Colors est inspiré de ces moments de concert où, quels que soient le sexe, l’âge ou la couleur, tout le monde se met à sauter les bras levés.

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