Dream Wife vient de publier un premier album. Dream Wife, ce sont deux Anglaises et une Islandaise qui affirment avec enthousiasme que le désir, le sexe et le refus de se faire emmerder… c’est compatible ! À trois jours du festival Les Femmes s’en mêlent, où elles jouent à Paris, Dream Wife est dans 'Pop & Co'.

Elles sont trois : deux Anglaises et une Islandaise qui se sont rencontrées dans une école d’art et qui avaient envie de visiter le Canada. Monter un groupe de rock pour partir en tournée, comme façon de voyager, ça leur semblait idéal. Elles sont donc parties avec quatre morceaux en poche. Des morceaux qui empruntent aux codes des girl-groups des années 1960 : on y retrouve des chœurs et des claps, comme le faisaient les jeunes filles en fleurs, il y a un demi-siècle. À l’époque, les filles de ces groupes-là quémandaient l’amour et des baisers en battant des cils. En 2018, on ne fait plus ainsi ; on met des points d’exclamation à la fin des phrases. Les filles de Dream Wife réclament, sur des guitares fumantes :

Mais fais-le ! Embrasse-moi !

Le nom du groupe, Dream Wife, peut se traduire par « Femme de rêves ». En choisissant ces deux mots, Dream Wife, elles tirent la langue à l’idéal féminin tel qu’il s’est forgé dans les années 1950 : l’épouse attentive, la mère modèle, la femme d’intérieur. Ce stéréotype, cela fait un bail que de grandes femmes comme Patti Smith, Debbie Harry du groupe Blondie ou Madonna l’ont envoyé valser. Mais Dream Wife ne prétend pas inventer le fil à couper l’eau tiède. Elles revendiquent au contraire toutes ces influences. Avec elles, c’est un peu l’histoire des femmes en musique qui revient dans nos oreilles comme une épopée. Car pour la bande-son, Dream Wife a fait son choix : des mélodies pop associées à l'énergie du punk rock.

Dans un morceau qui s’intitule "Hey Heartbreaker", il est question d’un bourreau des cœurs. Mais plutôt que de pleurnicher, la chanteuse Rakell Mjöll s’y exclame 

Qu’est-ce qu’on s’est éclatés tous les deux quand même !

Elles ont grandi dans l’Angleterre des années 1990. À la radio, elles entendaient les Spice Girls. À la télé, elles voyaient Buffy contre les Vampires, deux étendards féministes de la culture populaire. Et Alice Go, la guitariste du groupe de constater : 

Un homme qui vole dans les airs, on appelle ça Superman. Pour une femme, on appelle ça une sorcière.

la suite à écouter...

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Le trio Dream Wife a publié en ce début d'année 2018 un premier album éponyme © Joanna Kiely
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