Dean Martin aurait eu 100 ans ce mois-ci. « Dino et le cinéma », c’est le 'Pop & Co' du jour, parce que, chez cet homme-là, chanter, c’est comme jouer la comédie.

Dean Martin
Dean Martin © Getty

Allez Joe, chante une chanson pour la mamma.

Joe, c’est Dean Martin, dans Caddy, une comédie sortie en 1953. L’un des films tournés avec Jerry Lewis, son partenaire des années 1940 et 1950. Entre ces deux-là, la répartition des rôles était claire : Dino chantait pour emballer les filles et Jerry se chargeait de faire rigoler leur mari.

On est en 1953. Mao Zedong a proclamé la République Populaire de Chine, l’URSS a fait péter sa bombe atomique et elle est en train de se partager la Corée avec les États-Unis. En pleine guerre froide, l’absurdité du duo comique Dino & Jerry, c’est précisément ce qu’il faut à l’Amérique. La consécration du music-hall et des chansons mises en scène comme un spectacle. Mais Jerry et Dean se séparent en pleine gloire en 1956. Le perfectionnisme de Lewis, ça ne colle pas, avec le dilettantisme de Martin.

Dean Martin, c’est le gars pour qui aurait été inventé le mot « cool ». Ça rend les filles baba et les hommes aussi. Par exemple dans Le Mépris, de Jean-Luc Godard, quand Michel Piccoli prend son bain avec un chapeau et un cigare, c’est pourquoi ? Pour faire comme Dean Martin.

Some Came Running est un film de Vincente Minelli, sorti sous le titre français Comme un torrent. On est en 1959, mais, cette année-là, c’est surtout sous la direction d’Howard Hawks que Dean Martin tient son plus grand rôle. C’est dans un western magnifique intitulé Rio Bravo. Rio Bravo, petite ville du Texas à la frontière du Mexique. Dean Martin se fait appeler « Borracho », l’ivrogne. C’est une épave, mais il a toujours la grâce. Ce moment où il est allongé, chapeau rabattu sur la tête, clope dans la main droite et qu’il se met à chanter "My Rifle, My Pony and Me", pour les cowboys et les spectateurs, c’est le temps du rêve.

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