Quoi de mieux qu'une chanson légèrement érotique pour commencer la journée qui termine la semaine ? Ce vendredi, dans 'Tubes & Co', Rebecca Manzoni fait monter le thermomètre et se penche sur le tube sensuel "Love Hangover". Une gueule de bois signée Lady Diana Ross, qui donne envie d'être ivre d'amour...

Diana Ross au cours d'un concert à Francfort le 24 juin 1982
Diana Ross au cours d'un concert à Francfort le 24 juin 1982 © AFP / DPA

Curieusement, lorsque le morceau "Love Hangover" commence, une tension s’installe. Comme si l'on assistait au prélude d'une scène d’action dans une série télévisée des années 1970. Mais non : Diana Ross soupire et invite son auditeur à la détente... Au rythme d’une guitare basse, qui le bercerait tel un fauteuil à bascule, la reine fait son entrée dans l’année 1976 avec ce tube.

En 2006, Amy Winehouse disait « non non non » à la cure de désintoxication dans son morceau "Rehab". 30 ans plus tôt, Diana Ross ouvrait la voie à Amy, en quelque sorte, car elle vantait déjà les mérites de la gueule de bois. Pas celle d’après l’alcool, mais celle d’après l’amour : ce titre, "Love Hangover", pourrait se traduire par « l’amour-gueule de bois ». Diana chante les délices du repos de la guerrière.

Diana Ross appartient à la famille royale de la musique soul. Elle est devenue la première des trois filles qui composaient le groupe The Supremes au milieu des années 1960 et la décennie suivante consacre l’épanouissement de sa carrière solo. Seulement, l'époque a changé et la soul a cédé la place au funk et à la musique disco. En 1976, il est donc largement temps de se mettre à la page. 

Ainsi, à une minute et dix secondes du début du morceau, "Love Hangover" mute, comme si une boule à facettes descendait du plafond. Après un chœur de filles qui auraient vu la lumière, se met en place une machine infernale, qui carbure aux congas, à la guitare, à la basse et à des coups de cymbales métronomiques qui virent à la transe. Et, de fait, si "Love Hangover" prend le train du disco, il fait également partie des morceaux qui ont l’intuition de la dance music des années 1990.

Le batteur s’appelle James Gadson et le bassiste Henry E. Davis. Ces musiciens sont aussi à l’ouvrage sur la chanson "Don’t Leave Me This Way" de Thelma Houston, sortie exactement la même année. On y trouve en effet les mêmes ingrédients.

"Love Hangover" est le premier tube avec lequel Diana Ross s’impose en diva disco. Cela suppose un changement de registre vocal : Alors que jusqu'alors, Diana Ross se définissait par une voix aiguë et soyeuse, pour l’enregistrement de ce morceau, elle boit des coups, beaucoup, et elle s’amuse à chanter dans un registre grave. Elle en rit.

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