Le jeune Anglais de 23 ans qui se fait appeler King Krule publie un deuxième album intitulé 'The OOZ'. De ce disque, il nous restera sans doute des visions...

Sa musique a dû être nourrie par les images de David Lynch autant que par les films de zombies signés George Romero. Sur le morceau qui s’intitule "The Locomotive", l’histoire d’une attente sur un quai de gare, l’histoire d’un homme saisi de pulsions, King Krule chante :

On a tous le mal en nous. Le mal et son pluriel, des maux. On nous dit de rester calme et j’aimerais ça, être d’humeur égale.

Mais on a tous un cerveau qui n’est pas toujours bien rangé. Ce disque se passe après minuit : quand les bonshommes deviennent des loups-garous.

Derrière le nom de King Krule se cache un Londonien qui s’est déjà choisi plusieurs pseudos. Pour l’état civil, il s’appelle Archy Marshall, il a 23 ans, un teint blafard, une silhouette frêle, et une voix d’ogre dans ce corps de Petit Poucet.

Son nouvel album dure plus d’une heure. Il est difficile de l’écouter d’une traite. Ou alors au bout d’un moment, vous vous dites : « C’est intéressant, quelque part. ». Cette phrase qui donne le change, quand vous pensez que c’est emmerdant. Il n’empêche que, dès le lendemain : vous y revenez. Parce que ce disque fait dévier l’auditeur·rice routinier·ère que vous êtes devenu·e. Dans les morceaux de King Krule, il y a rarement le confort d’un couplet suivi d’un refrain.  Tout y est imprévisible, y compris son débit, qui a l’air bancal.

En quelques années, King Krule est devenu une icône. La figure d’une jeunesse libre qui ne céderait rien aux logiques de l’industrie du disque.

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King Krule en concert en 2016 © Getty / Scott Dudelson
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