"When Will the Flies in Deauville Drop?" Pop & Co n'a hélas pas la réponse à cette question. Pop & Co peut simplement répondre qu'il s'agit du titre du nouveau et deuxième album d'un groupe franco-australien qui avance sous le nom suivant : Le Villejuif Underground. Voici l'histoire d'un groupe qui ne répète pas.

Le disque When Will the Flies in Deauville Drop? commence par des harmonies vocales, comme si l'on embarquait sous le soleil de Californie. Mais surgit une guitare, qui vient leur couper la chique. On saisit assez vite que les voix d’angelots, ce ne sera pas vraiment le programme.

Le Villejuif Underground publie son deuxième album et le groupe a déjà une légende : le claviériste a été recruté parce qu’il s’est endormi sur son synthé, pendant la première répétition du groupe. Et, justement, à la question « comment faites-vous pour répéter ? », la réponse est :

En fait, on répète jamais. La vérité, c’est qu’on a la flemme.

Le Villejuif Underground entretiendrait une mythologie de branleurs, dont l’histoire du rock’n’roll est pleine. Pour ce qui les concerne, cette mythologie est vraie et fausse en même temps. On sait tout de suite que ces gars-là ne passent pas des heures à se décoiffer savamment en buvant du thé vert. Mal peignés, ils sont. Et titubants, sans doute aussi.

La boîte à rythmes tient la régularité d’un galop. Et tout s’emboîte. Et c’est parti. Si le Villejuif Underground ne réunit pas une bande de premiers de la classe, leurs morceaux racontent qu’ils ne pratiquent pas la musique par-dessus la jambe. Le chanteur est australien. Les trois autres membres du groupe sont français. Quant à leurs guitares qui miaulent, elle viennent d’où ? D’Hawaï ? D’Asie ? Des souterrains de Villejuif, à coup sûr.

Nathan Roche, c’est le nom de la forte tête au micro. Il parle plus qu’il ne chante pour dire ses souvenirs de son pays, l’Australie, ou son vécu d’exilé en France. Dans un disque précédent, il faisait lire à l’un des membres du groupe le courrier de l’administration française, qui lui refusait son visa. Sur un titre de ce nouveau disque, When Will the Flies in Deauville Drop?, il compare la France à un château hanté. C’est la sensation qu’on en a, quand on ne parle pas la langue. Ça donne le morceau "Haunted Château", avec une méthode Assimil, façon Villejuif Underground.

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'When Will The Flies In Deauville Drop?', nouvel album du Villejuif Underground, a paru sur le label Born Bad Records. © Camille Bokhobza
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