'Yesterday’s gone', c'est le titre du premier album de l'Anglais Loyle Carner qui est à l'affiche du 'Pop & Co' de Rebecca Manzoni ce jeudi matin.

Loyle Carner
Loyle Carner © Getty

Il a 22 ans. Il est anglais. Il aime le rap. Et sa mère. Sa mère est en photo sur la pochette du disque et elle tient le micro dans le clip de l'un des morceaux. Un clip tourné dans la cuisine, entre le frigo et le fer à repasser posé sur l’évier. C’est là que Loyle Carner choisit de célébrer sa passion pour le hip-hop, un genre musical que l’on n’associe pas forcément à un décor de la vie domestique. Et le refrain dit :

J’ai plus un radis. J’ai tout dépensé pour acheter des vieux CD.

Si la règle du hip-hop est de dire « je », Loyle Carner y souscrit pour pratiquer un rap-confession. En littérature, on appelle cela de l’autofiction.

La majorité des textes de cet album parlent de sa vie de famille et d’un père absent. L’intimité de Loyle Carner est dans les textes et aussi dans des moments de vie, qu’il a captés à la volée et qu’il a gardés sur le disque. C’est une conversation avec sa mère, enregistrée en douce. C’est un moment où il fredonne loin du micro. Ce qui permet à l'auditeur d'entrer dans les coulisses de son studio.

Parfois, le morceau glisse vers l’ambiance tamisée d’un club. Car c’est souvent sur une boucle de jazz, que Loyle Carner pose son accent du sud de Londres et son phrasé haché.

Loyle Carner, c’est l’histoire d’un gamin forcé d’entrer dans l’âge adulte suite à la mort brutale de son beau-père. Après ce deuil, il arrête ses études et c’est avec le mouvement hip-hop anglais des années 2000 qu’il reprend pied.

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