Influencé par les musiques d'Afrique de l'Ouest, l'Anglais Nick Mulvey vient de sortir un deuxième album. Intitulé 'Wake Up Now', il est à l'affiche de 'Pop & Co' ce jeudi.

Nick Mulvey
Nick Mulvey © Getty

Nick Mulvey est anglais. Il a 33 ans. A priori, son adolescence aurait dû être bercée par la pop britannique du siècle dernier. Or, Nick Mulvey, c’est justement l’histoire d’un garçon dont le parcours détonne parmi les musiciens de sa génération. C’est en écoutant une émission de la BBC qui s’intitulait World Routes, qu’il découvre les musiques d’Afrique de l’Ouest, celles du Nigéria ou du Mali. À partir de là, il invente un ton, un folk bien à lui. Nick Mulvey est ainsi, en quelque sorte, anglais et griot.

Nick Mulvey vient de publier un deuxième album et, depuis ses débuts il y a 3 ans, il garde le même cap : comprendre comment fonctionnent les musiques d’Afrique de l’Ouest. Comment l’hypnose s’installe avec un motif répétitif. Cette répétition est d'ailleurs un point commun avec les boucles de la musique électronique. Mulvey croise tout cela : folk anglo-saxon, musiques d’Afrique de l’Ouest et électro. Ses chansons peuvent durer 6 à 7 minutes, pour que la transe ait le temps de s'installer.

Nick Mulvey élargit sa palette en allant voir aussi du côté des musiques latines. Le point commun entre toutes ses chansons, c’est qu’elles sont accessibles, parce que Mulvey est bon mélodiste. Ce disque, Wake Up Now, est constitué de rythmes venus du monde entier associés à des ritournelles que l’on peut fredonner dans sa cuisine.

Avec ses fanfares de cuivres et ses chœurs enthousiastes, l’album de Nick Mulvey a l’air lumineux. Ses textes racontent une quête spirituelle personnelle ou parlent du réel, comme la situation des Amérindiens du Dakota du Nord, qui se sont vus imposer un oléoduc de 1800 kilomètres sur leurs terres. Son album est donc « engagé », avec ce que ça suppose parfois de paroles naïves. Mais Muvley explique :

Je préfère être reporter plutôt que prêcheur.

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