Didier Varrod présente le nouvel album de Peter Peter. Entre variété, chansons tristes et sourire en coin.

C’est l’histoire d’un album conçu dans une petite pièce parisienne de 35 m². De cet enfermement et de cette solitude obligés Peter Peter parvient à concevoir des voyages immobiles qui font le sel de ces 12 nouvelles chansons, autant dire l’album presque parfait et le plus bouleversant de ce début d’année. Les chansons de Peter Peter, c’est la ouate qu’elles préfèrent, de magnifiques plages qui planent au-dessus d’un vol de fragments de rêves. De ces tempêtes dans un crâne qui a du mal à quitter l’adolescence, surgissent des extensions de ses ressentis, des moments d’émerveillement ou de vertige qui ont transcendé ses versions améliorées de la tristesse du précédent album

La modification et la manipulation de la réalité, mais en creux aussi l’angoisse sociale vis à vis du cynisme des puissants qui inventent une réalité fictive, ce sont les thèmes qui traversent une grandissime chanson inspirée de la littérature de Philippe K Dick. Peter Peter est un auteur singulier dont le récit personnel est toujours maquillé par le besoin de s’extraire d’une réalité qui a aussi conditionné l’écriture de ce disque. Les attentats à Paris, l’ambiance apocalyptique d’une ville qui saigne, et le besoin régressif du repli sur soi ou avec l’animal de compagnie, un chat, qui dispute à Peter Peter la photogénie de la pochette de son disque

Je m’appelle Peter Peter, je suis un auteur compositeur de chansons tristes…

Ainsi se présente-t-il souvent, avec tout de même le sourire en coin.

la suite à écouter...

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