Kiss me, you fool ! « Embrasse – moi idiot ! », si on traduit, c’est le titre du deuxième album d’un jeune homme nommé Julien Gasc...

Entrer dans ce disque pour s’accorder une parenthèse paisible. Quelques notes au clavier, jouées ad libitum, et des cymbales pour s’élever à deux mètres au - dessus du sol. Il chante : « Farniente. Prendre le temps de ne rien faire. » Arrêtez tout, il n’est que 7h23 après tout. Julien Gasc distille ses mots, sur un morceau hors format qui dure six minutes.

On pense au grand Pierre Vassiliu à l’écoute de cette chanson. Le Vassiliu qui chantait : « Ah le pied ! Un mardi à cinq heures, être toujours couché ». Julien Gasc s’inscrit dans cette lignée. Avec lui, la paresse devient une cérémonie, et il célèbre la glande comme s’il disait la messe. Pourtant ce garçon est très actif dans la chanson française.

Julien Gasc publie ce deuxième album solo et multiplie les collaborations en parallèle. Dans quelques mois, paraîtra un nouveau disque de son groupe Aquaserge par exemple. Si on a l’habitude de réduire la chanson française à deux catégories - la variétoche d’un côté et la chanson à textes de l’autre - depuis une dizaine d’années, Julien Gasc et ses collègues s’affirment comme une alternative. Ils fabriquent une pop chercheuse mais qu’on peut fredonner.

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