Le nouvel album de Fatoumata Diawara rend ses lettres de noblesse au continent d'origine de l'artiste malienne. Chanté en bambara, la langue du Mali, c'est un hommage à l'héritage de l'Afrique et une ode pleine d'espoir pour la jeunesse et les générations à venir. C'est un disque France Inter et il est dans 'Pop & Co'.

Fatoumata publie à 36 ans son nouvel album, coproduit avec Matthieu Chédid et intitulé 'Fenfo'.
Fatoumata publie à 36 ans son nouvel album, coproduit avec Matthieu Chédid et intitulé 'Fenfo'. © Aida Muluneh

Pour présenter ce nouvel album, Fatoumata Diawara était en concert le 14 avril 2018 sur France Inter. Elle portait une robe de cuir noir, un turban vert et sa guitare en bandoulière. Fatoumata Diawara était au centre de la scène du studio 105 de la Maison de la Radio et, derrière elle, une demi-douzaine de gars.

« Génération », « jeunesse »... Fatoumata Diawara scande souvent ces mots-là, comme la promesse d’un avenir meilleur pour le Mali, le pays où elle a grandi. Elle a 36 ans et elle chante notamment pour interpeller sa génération pour construire le futur, dans le respect et la fierté de sa culture traditionnelle. Au fil d’une chanson intitulée "Kokoro", que l'on peut traduire du bambara par « Héritage ancestral », Fatoumata Diawara déclare :

Nous préférons dépigmenter notre peau pour ressembler aux Occidentaux. Nous essayons de plaire aux Asiatiques en leur bradant nos terres. Pourquoi ne sommes-nous pas fiers de nous-mêmes ?

On a pu entendre la voix de Fatoumata Diwara au cinéma : c’est elle qui interprète la chanson phare de Timbuktu, le film d’Abderrahmane Sissako. C’est elle que l’on entend sur Lamomali, le dernier album de -M-. Matthieu Chedid coproduit d'ailleurs Fenfo, ce nouveau disque, avec elle.

Elle est productrice, comédienne, compositrice, autrice. Lorsque l’on cite les grandes voix féminines d’Afrique, on peut penser à Oumou Sangaré, Myriam Makeba, Angélique Kidjo... Il faut désormais compter Fatoumata Diawara.

On entend du n’goni, l’instrument à cordes du blues mandingue, autant que des sons électroniques dans ce disque. Cet album fait la jonction entre les motifs répétés du blues du Mali et les séquences mises en boucle dans la musique électro. « J’ai beaucoup à dire. » C’est ainsi que l’on peut traduire Fenfo, titre du nouvel album de Fatoumata Diawara.

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