Ce samedi 25 novembre, à 21 heures, France Inter retransmet en direct le concert que donne Gorillaz au Zénith de Paris. Pour fêter l'événement, Rebecca Manzoni consacre ce numéro de 'Tubes & Co' au premier tube du groupe "virtuel" : "Clint Eastwood", morceau qui sent le western autant que les substances psychotropes.

Gorillaz un des "side project" mené par l'anglais Damon Albarn
Gorillaz un des "side project" mené par l'anglais Damon Albarn © Getty / Paul R. Giunta

Avec un titre comme "Clint Eastwood", on a forcément une image en tête : celle d'un type en cache-poussière qui avance d’un pas lourd et qui fait la gueule. Sauf que le personnage de cette chanson a une voix aiguë, béate, et un rire un peu ridicule, comme s’il venait de fumer un truc.

Cette chanson commence par son refrain, qui dit :

Je ne suis pas heureux mais je me sens bien. J’ai le soleil dans mon sac.

Dans un western, « le soleil dans le sac », c’est la métaphore des lingots l’or. Mais, dans une chanson pop, c’est plutôt celle de la drogue. Ce que ce garçon a dans son sac, ce serait donc du cannabis ou des substances qui mettent la tête à l’envers.

Au fond, il n’est pas vraiment question de Clint Eastwood dans ce morceau. Gorillaz utilise plutôt Clint comme un symbole. Celui des westerns de Sergio Leone, mis en musique par Ennio Morricone. D’ailleurs, il est possible de rapprocher la nonchalance du début de cette chanson de l’un des thèmes les plus célèbres de Morricone dans Il était une fois dans l’Ouest. De plus, si l’harmonica est la signature sonore des partitions de Morricone, Gorillaz lui fait un clin d’œil avec un piano qu’on porte aussi en bouche et qu’on appelle mélodica.

Sous le nom de Gorillaz avance Damon Albarn. En 2001, Damon Albarn est déjà une star qui a marqué la pop anglaise avec son groupe Blur. Le projet Gorillaz permet à Damon Albarn de se libérer du carcan de sa formation initiale et d’affirmer des goûts qui vont bien au-delà de la pop. Avec Gorillaz, Albarn fait entrer électronique, reggae et hip-hop dans son cahier des charges. Un geste musical qui affirme le melting-pot et caractérise bien d’autres productions discographiques des années 2000.

Si le morceau "Clint Eastwood" s’ouvre avec un refrain mélodique, les couplets sont le fait d’un rappeur californien qui envoie son texte sur un fond de piano bastringue.

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