Le label discographique Saravah a 50 ans. Un album qui en réunit les chansons phares avec Camélia Jordana, Bertrand Belin ou François Morel va être édité.

Brigitte Fontaine en concert aux Vieilles Charrues en 2012
Brigitte Fontaine en concert aux Vieilles Charrues en 2012 © Getty / David Lefranc

Saravah, c’est le geste d’un artiste qui s’appelle Pierre Barouh. Un homme qui s’est promis de ne rien faire d’autre que voyager jusqu’à l’âge de 30 ans. En 1965, Barouh est à Rio et il enregistre la chanson fondatrice de son label dans un appartement. Il y a un tabouret métallique pour servir de batterie, Baden Powell est au piano. Et Pierre dit simplement son projet dans cette chanson intitulée "Samba Saravah".

Barouh est l’un des premiers passeurs de la musique brésilienne en France. Il va construire un catalogue au gré de ses vagabondages et de ses rencontres. Il appelle ça le slow business : le coup de cœur pour logique et pas d’ambition commerciale.

On trouve du free jazz, du rock progressif ou du musette chez Saravah. Si la chanson française de l’époque se divise en deux catégories, celle des yéyés et celles des chanteurs rive-gauche, Saravah ouvre une autre voie : des artistes qui poussent les murs de la chanson d’ici sans autre calcul que l’envie d’expériences.

Il fallait Saravah pour accueillir la poésie des premiers albums de Brigitte Fontaine et Areski.

Un album qui célèbre ses 50 ans d’aventures musicales est publié le 4 novembre. On y croise Jeanne Cherhal, Albin de la Simone ou Bastien Lallemand. Saravah fête ses 50 ans sur la scène du Trianon à Paris le 20 Novembre.

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