'Le Lauréat' de Mike Nichols ressort en salles le 12 juillet prochain. L'occasion pour 'Pop & Co' de revoir le film avec les oreilles et d'y retrouver notamment Simon & Garfunkel.

Simon & Garfunkel, Madrid, 1982.
Simon & Garfunkel, Madrid, 1982. © Maxppp / EFE/Newscom

Le Lauréat est sorti il y a un demi-siècle. C’est le premier grand rôle d’un certainDustin Hoffman.

Ce gars mesure 1,30 m. Il a une tête de veau. Ce n’est pas possible d’avoir l’air plus con. En plus, il ne sait même pas rouler un patin.

C’est Dustin Hoffman, vu par Katharine Ross, sa future partenaire à l’écran.

C’est Robert Redford que Katharine a failli embrasser. C’est lui qui était pressenti pour interpréter ce fils de la bourgeoisie californienne qui veut échapper à la carrière que ses parents projettent et qui trompe son ennui en couchant avec Mrs. Robinson, une quadragénaire, amie de la famille. Mais lorsque le réalisateur Mike Nichols demande à Redford s'il a déjà été éconduit par une femme, la réponse est non, bien sûr. Or Mike Nichols cherche un gars qui doute. Une séduction incertaine. (Ce qui, par ailleurs, est aussi le secret du charme absolu.)

Dustin Hoffman est donc parfait pour incarner ce gamin un peu gauche. Et, en toute logique, c’est Patrick Dewaere, encore inconnu à l’époque, qui assure son doublage pour la version française.

Si Mike Nichols eut quelques hésitations pour le casting du film, il a toujours été certain du choix de la musique. Pour la belle scène d’ouverture, tournée à l’aéroport de Los Angeles, alors qu’on annonce ciel dégagé et grand soleil, Mike Nichols choisit de nous faire écouter une chanson crépusculaire. D’ailleurs, les premiers mots sont :

Bonsoir Pénombre, ma vieille amie...

la suite à écouter...

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