À la veille de la sortie de leur nouvel album, 'Ash', et quelques heures avant leur concert, avec Benjamin Clementine, au studio 105 de Radio France, Ibeyi est dans 'Pop & Co'.

Ibeyi, ce sont deux sœurs jumelles : Lisa-Kaindé et Naomi Diaz. Naomi est celle qui fabrique les rythmes et; parfois, la pulsation vient simplement en frappant sa cuisse et en claquant des doigts. Sa sœur Lisa est aux claviers et au chant. Les rythmes de l’une et la voix de l’autre, c’est Ibeyi.

Leur premier album est paru il y a deux ans. C’était un disque comme un portrait : celui de deux filles de 20 ans qui écoutent du hip-hop, de l’électro autant que de la musique afro-cubaine, avec laquelle elles ont grandi. Parce que Lisa-Kaindé et Naomi Diaz sont les filles d’un grand percussionniste cubain qui s’appelait Anga Diaz. Ce nouveau disque continue d’explorer la rencontre entre ces deux univers : la musique qu’elles ont découvertes par elles-mêmes et celle de leurs origines.

Dans les morceaux d’Ibeyi, sur ce nouvel album, Ash, la frontière est floue entre les instruments acoustiques et les sons fabriqués par des machines.

Leur concert commence souvent par un rituel : allumer deux bougies. L’une pour leur père, l’autre pour leur sœur disparue. Dans leur musique, il y a aussi l’idée qu’une chanson n’est jamais loin d’une liturgie, avec une prêtresse, à la voix douce, et des chœurs qui la soulèvent.

C’est l’histoire de deux gamines qui jouaient pour leur famille il y a trois ans à peine et qui se retrouvent embarquées dans une tournée internationale. Leur premier disque racontait leur histoire personnelle. Celui-ci porte la trace de leurs rencontres avec d’autres musicien·ne·s aux quatre coins du monde. On entend une rappeuse espagnole sur un morceau. Le pianiste canadien Chilly Gonzales sur un autre. Ou l’un des plus grands saxophonistes de jazz d’aujourd’hui. Il s’appelle Kamasi Washington.

Lisa-Kaindé et Naomi Diaz sont franco-cubaines et d’origine vénézuélienne. Elles chantent en anglais, en espagnol et en yoruba, la langue qui accompagnent les cérémonies vaudou. Toutes ces langues leur permettent d’essayer plusieurs voix. Sur ce disque il y a la voix parlée en espagnol de leur mère, des voix robotiques façonnées par le logiciel Auto-Tune, ou un mélange entre leurs harmonies vocales à elles et des chœurs des voix bulgares.

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