Il y a 50 ans, sortait Good Vibrations des Beach Boys. Vous l’avez sans doute chanté ce "boom bap bap, Good Vibrations"

The Beach Boys
The Beach Boys © Getty

C’est comme un déclic. On fredonne ou danse là - dessus, à la seconde même où on l’entend.
Good Vibrations ou la preuve qu’un chef d’œuvre n’est pas forcément écrasant ou intimidant. Au contraire, il a le pouvoir de nous rendre léger.
Le morceau dure 3 minutes et 35 secondes exactement. Et pour ça, 70 à 90 heures de musique ont été enregistrées.

Ça commence le 18 Février 1966.
Brian Wilson est resté seul à Los Angeles tandis que le reste des Beach Boys est parti en tournée.
Seul aux manettes, il a l’ambition de créer une symphonie de poche.

Pour le refrain il veut des violoncelles, qui feraient un bruit de réacteur d’avion.

Oubliez que vous jouez du violoncelle mais pensez que vous faites un son d’hélice. Et quand vous changez de tonalité, c’est comme si vous changiez de vitesse !

Sur ces cordes, Wilson ajoute le son électronique d’un thérémine. Un instrument bizarre, qu’on a plutôt l’habitude d’entendre dans les films d’horreur de série B.
Avec Clochettes, clavecin + voix, le résultat est un refrain qui fait décoller.

En Octobre 66, Brian Wilson aboutit à une chanson dont les paroles évoquent le parfum d’une fille et les rayons du soleil dans ses cheveux.
Good Vibrations compare les effets de l’amour à ceux d’une drogue. Dans les deux cas, c’est hallucinogène.

Après les sessions d’enregistrements, Brian Wilson se retrouve avec des kilomètres et des kilomètres de bandes. Good Vibrations est donc un collage et un mille - feuilles. Des bouts de musiques, des fragments de quelques secondes, qui sont ensuite agencés en une combinaison magique.

Cette façon d’aborder une chanson pop par fragments domine l’industrie musicale aujourd’hui encore.

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