Les Rencontres Trans Musicales de Rennes s'ouvrent ce 30 novembre jusqu'au 4 décembre avec une programmation extrêmement riche qui fait la part belle aux formations féminines.

Où sont les femmes ?

Réponse : aux Trans Musicales de Rennes. Ce festival ouvre ses portes demain et parmi la centaine d’artistes programmée, près d’un tiers sont des femmes.

Les femmes vont être les nouveaux Elvis. C’est la seule issue pour le rock and roll.

C’est ce que déclarait Debbie Harry, la chanteuse du groupe Blondie il y a 35 ans… En 2016, la programmation des Trans Musicales offre un tour d’horizon des femmes au micro. Elles sont de Séoul, de Quimper ou de Reykjavík. Mais d’où qu’elles viennent, elles célèbrent le brassage des cultures et des époques.

Dans la sélection de Pop & Co ce mardi, il y a Sarah Maison. Son père est auvergnat. Sa mère est berbère. Et elle transpose les mille et une nuits au cœur du Grand Canyon. Sa chanson s’intitule "Western arabisant". Une sorte de danse du ventre mais en santiags et veste à franges. Le tout pour chanter les joies de l’amour triomphant. Sarah Maison n’a pas encore publié d’album, mais elle est à découvrir aux Trans Musicales de Rennes, festival défricheur et sans têtes d’affiche.

On peut donc entendre là des groupes qui ne se sont jamais produits en Europe ou en France. C'est le cas des Barberettes, un trio venu de Séoul, qui détourne ici "Barbara Ann", le tube des Beach Boys. Les Barberettes renouent avec une tradition de la pop féminine qu’on appelle les girls groups. On a surtout connu ces formations de jeunes filles en fleur dans les années 1960 avec les Ronettes par exemple. En 2016, les Barberettes renouvellent le genre du doo wop. Les harmonies vocales de trois femmes, avec claquements de mains et claquements de langues. The Barberettes soit du gospel revisitées par trois Coréennes.

Parmi les femmes programmées aux Trans Musicales, il y a aussi les représentantes du pays numéro un de la parité en Europe. Ce pays, c’est l’Islande, représenté à Rennes avec le groupe Reykjavíkurdætur. Le nom de cette formation signifie : les filles de Reykjavík. 17 pétroleuses bien décidées à ce que le rap ne reste pas strictement masculin.

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