Ce mardi matin, la nouveauté musicale à l'affiche de 'Pop & Co' s'appelle 'Freedom's Goblin'. C'est le nouvel album du jeune Californien Ty Segall. Il compte 19 pistes : des guitares en fusion, des morceaux saturés et denses, autant que des ballades directement inspirées des Beatles.

D'aucuns considèrent, et ont toujours considéré, le rock & roll comme un truc de vieux. À ces derniers, le rock & roll répond invariablement, depuis toujours : « même pas mal ! ». Parce que, quelque part dans le monde, il y a toujours l’enthousiasme d’un môme pour réveiller la bête.

Ty Segall a grandi au Sud de la Californie, dans le comté d’Orange. À cet endroit, il existe deux spécialités locales : le surf et le rock & roll. Le rapprochement de ces deux cultures a même donné naissance à la surf music dans les années 1950 et 1960. Les Beach Boys en ont illustré avec brio la version vocale et pop. Ty Segall en nourrit plutôt le versant punk-rock.  Segall pratique donc le rock comme le surf : dans les deux cas il s’agit d’un sport extrême, mais cela n'exclut pas la grâce.

Un exemple avec le morceau qui s’intitule "Every 1’s A Winner", une reprise d’un morceau paru il y a 40 ans. À l'origine, c'était un morceau disco ; preuve que Ty Segall n’est pas le genre à se complaire dans le moule du rock abrasif qui l’a vu naître.

Le disco, il s’y risque à sa manière sur ce disque. Ty vous fait descendre sur la piste, mais, si le disco est un genre qui célèbre la fête et l’hédonisme, Ty Segall le détourne pour en faire une chanson de morts-vivants.

Ce nouvel album de Ty Segall est le neuvième en 10 ans ! Avec une productivité pareille, la curiosité pourrait s’émousser et la sortie d’un nouveau Segall pourrait ne provoquer qu’un lever de sourcil. Mais, à chaque fois, Ty Segall pratique la musique comme un pur plaisir de gosse. Avec spontanéité et le goût des expériences.

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