Didier Varrod consacre toute la semaine à des albums qui vont marquer, selon lui, le début de l’année 2015. Ce matin, nous partons à la découverte du nouvel disque du Français Rone, l’un des rares artistes de la musique électronique à avoir rempli l’Olympia, et qui fut au début du mois la tête d’affiche des Transmusicales de Rennes. Il sortira son troisième album studio le 9 février prochain, et dont voici en exclusivité un extrait.

Extrait de « Acid Reflux »

Retour du plus poétique artiste de musique électronique qui soit, soumis dans ce morceau à la puissance d’inspiration divine du Floyd de la première période sous l’impulsion barrée de Syd Barrett. Il y a des zones de turbulences qui laissent parfois la plage au romantique. Comme les plaques tectoniques, la musique de Rone bouge en petits séismes, tout le temps. Après les secousses délibérément provoquées vient toujours le temps du repos, de la profondeur sensuelle de l’illumination Satori. Et qui dit Satori nous ramène forcément à Etienne Daho qui après s’être fait remixé par Rone, a accepté cette fois d’offrir sa voix et ses mots sur une de ses compositions apnéiques.

Extrait de « Mortelle »

Daho donc, mais aussi François Mary, alias François & the atlas Mountains. C’est comme si dans la musique de Rone, la tête et les jambes devaient être absolument synchrones. Comme s’il avait réussi à mettre en pratique l’adage de Niles Rodgers « mon cerveau est dans mes pieds ». Rone, qui cite Flaubert par ailleurs pour justifier son travail artistique : « Soyez réglé dans votre vie et ordinaire comme un bourgeois, afin d’être violent et original dans vos œuvre… » Dont acte

Extrait de « Quitter la ville »

Le nouvel album de Rone s’intitule « créatures ». Pas de normalité dans la musique de celui qui semble pourtant avancer avec des semelles de vent. Jusqu’auboutiste, la tête dans les nuages, les pieds dans la glaise.

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