Après un premier faux-départ pour cause d'appel trop matinal, Rebecca Manzoni s'entretient avec Bertrand Belin, dont le dernier album, 'Persona', a paru à l'automne dernier. Pour lutter contre l'ennui du confinement, il danse autour d'un poteau dans son salon, tel un "pole dancer", sur ses musiques préférées.

En guise de baume au cœur pendant le confinement, Bertrand Belin danse sur "Buffalo Soldier" de Bob Marley et vante les mérites (et la noblesse) de Georges Brassens
En guise de baume au cœur pendant le confinement, Bertrand Belin danse sur "Buffalo Soldier" de Bob Marley et vante les mérites (et la noblesse) de Georges Brassens © Bastien Burger

Il ne faut pas appeler Bertrand Belin trop tôt, confinement ou pas confinement. Mais une fois que l'horaire lui convient et qu'il est bien réveillé, l'auteur-compositeur-interprète, dont le dernier disque s'intitule Persona, donne de sa personne pour ce Pop N' Corona et raconte comment il danse, seul dans son salon. Il explique aussi le choix de sa playlist de bal. 

De Bob à Georges, l'art comme un œuf

Bertrand Belin : « En plus de la vie particulièrement remarquable qui a été la sienne, il y a une force incroyable dans [l'art de Bob Marley], dans son son, dans sa voix, dans sa façon de faire de la musique, qui est complète.  »

[Georges Brassens et Bob Marley] ne ressemblent qu'à eux. Pas du point de vue du style musical, mais dans le fait que leur art est plein comme un œuf. Il a une forme parfaite, comme un œuf. 

« [Georges Brassens] a réussi à trouver quelque-chose qui donne à sa voix ses ingrédients fondamentaux qui sont : quelque-chose d'un peu sans âge, la parole de quelqu'un [qui surplombe] la société, avec une voix d'homme fait [...], et, quand même, une petite pointe de burlesque dans le maniement de la mélodie [...]. Et puis, aussi, une noblesse dans la camaraderie. »

La programmation musicale et les choix de Bertrand Belin

  • Bertrand Belin, "Choses nouvelles", 2019
  • Bob Marley & The Wailers, "Buffalo Soldier", 1983
  • Georges Brassens, "La Mauvaise Réputation", 1952
  • Georges Brassens, "Histoire de faussaire", 1976
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