"Le Loir-et-Cher" de Michel Delpech, sortie en 1977, est un mélange de rock’n’roll et de folklore bien de chez nous, mais aussi une grande chanson, pour tous ses non-dits, que Rebecca Manzoni nous révèle ici, dans sa chronique musicale éclectique à souhait !

Michel Delpech avait la moustache lorsqu'il chanta pour la première fois "le Loir-et-Cher" en 1977
Michel Delpech avait la moustache lorsqu'il chanta pour la première fois "le Loir-et-Cher" en 1977 © AFP / Jean-Pierre Leteuil / Ina

On était en 1977. La disco résonnait encore, le punk apparaissait. Et Delpech dans tout ça ? Impassible, il poursuivait sa route d’amoureux du pop rock anglo-saxon. 

Avec Star Wars dans les salles de ciné et le centre Pompidou inauguré cette même année 1977, on avait l’impression de toucher le futur du doigt. Et Delpech dans tout ça ? Il nous parlait de sa région d’enfance avec Le Loir-et-Cher.

En rendant hommage à sa famille habitante du Loir-et-Cher, il s'adresse également à celles et ceux qui avaient quitté, non sans culpabilité, la campagne pour la ville.

N’en déplaise aux Loir-et-Chériens, le département évoqué dans cette chanson ne compte pas beaucoup. Parce que, quelle que soit la province qu’on a quittée pour plonger dans la vitesse parisienne, on les a vécus, ces retours trop furtifs en famille, que Michel Delpech raconte. Il ne s’étale pas sur la culpabilité qui va avec. Pas la peine, on sait. 

Le Loir-et-Cher est une grande chanson pour ses non-dits mélancoliques, planqués dans la gaieté d’un mélange de rock’n’roll et de folklore bien de chez nous. Le refrain, on a envie de le danser les poings sur les hanches, en frappant un plancher de bal avec les talons.

(Cette émission est une nouvelle diffusion de celle du 24 janvier 2020)

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