1980. Quelques notes cristallines évoquent une idylle balnéaire sous un soleil qui rougeoie. Pino d'Angiò fait vibrer son organe sur un mélange de disco, de funk et de rap bien avant l'heure. "Ma quale idea", une chanson qui met en scène un rital, dragueur du samedi soir, mais pas que !

"Ma quale idea" ou la parodie d’un cliché : celui du Rital, sûr d’emballer les minettes sous la boule à facettes
"Ma quale idea" ou la parodie d’un cliché : celui du Rital, sûr d’emballer les minettes sous la boule à facettes © Getty / Universal Image Group

Le type est spécial, c’est sûr. Dans le clip, il se tient, clope à la main, dans une veste croisée en cuir. 

S'il avait souri, on aurait vu une étincelle, comme dans une publicité pour du dentifrice. Sur quelques notes cristallines qui évoquaient une idylle balnéaire sous un soleil qui rougeoie, Giuseppe Chierchia, dit Pino d'Angiò, fit vibrer son organe.

La chanson paraît en 1980. Pino est l’un des premiers à opter pour un débit de voyou en cavale alors que le rap n'est pas encore présent en Europe. Ce mélange de disco, de funk et de rap européen précurseur met en scène un séducteur relou du samedi soir. Ma quale idea est la parodie d’un cliché : celui du Rital, sûr d’emballer les minettes sous un spot trois couleurs. Une sorte d’Aldo Maccione de la boule à facettes, mais avec de l’humour. Car de son bel organe, Pino déclare : 

Je l’ai chopée en discothèque, avec mon regard de serpent. À côté de moi, Fred Astaire est un manche.

Et le refrain lui répond :

Mais quelle idée ? Tu ne vois pas qu’elle n’est pas d’accord ? Elle saura rester loin d’un frimeur comme toi.

(Cette émission est une nouvelle diffusion de celle du 10 janvier 2020)

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