Le Canadien Patrick Watson a publié ce 18 octobre 2019 son sixième album studio. Son titre : 'Wave', « la vague » en anglais. Avant un concert "Triple Affiche" au cours duquel il se produira en public au studio 104 de la Maison de la Radio et en direct sur France Inter, Patrick Watson, avec 'Wave', est dans Pop N' Co.

Le Canadien Patrick Watson publie 'Wave', son sixième album, sur le label Domino
Le Canadien Patrick Watson publie 'Wave', son sixième album, sur le label Domino © Ilenia Tesoro

Depuis le début des années 2000, Patrick Watson a signé six albums, dont Wave, le dernier en date, a paru le 18 octobre 2019. Il a connu des succès, vécu des tournées mondiales. Depuis son studio de Montréal, il résume :

On regarde le milieu des arts comme une gang de soûlons qui font des trucs bizarres, mais ce n’est pas ce qu’on fait. Je ne suis pas une rockstar.

Le ton de plusieurs de ses chansons est celui d’une conversation intime. Avec sa voix voilée, pas loin du murmure, et des cordes, que Patrick Watson met en scène comme un ressac. Dans la chanson "Dream for Dreaming", il dit : « Ma vie n’a pas vraiment l’air d’être la mienne. Jamais je n’aurais pensé que je serais seul. »

Patrick Watson a écrit des textes sans fioritures, après une série de pertes : le décès de sa mère, une rupture sentimentale, une séparation professionnelle et amicale. Son album s’intitule Wave, « la vague ». Celle contre laquelle on ne peut rien, sinon se laisser porter par le courant pour une vie nouvelle.

Patrick Watson compose aussi pour le cinéma. D’un titre à l’autre, ou parfois à l’intérieur d’une même chanson, il change brusquement de focale. Ses morceaux passent d'un paysage en cinémascope à une chambre, pour des chansons piano-voix. Au milieu de ses influences pop et symphoniques, on trouve une rêverie latine, intitulée "Melody Noir" : une ballade largement inspirée d’un morceau du musicien vénézuélien Simón Díaz.

Les thèmes de l’eau et du courant sont racontés par la musique, les textures sonores, comme les paroles. Et le disque se termine avec ces mots :

Les fenêtres se transforment en bocaux à poissons. La ville en mer. Les voitures se noyaient sous tes pieds. Les enfants nageaient à la cime des arbres.

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