En exclusivité, pour cet épisode de Tubes & Co dédié à "Mala Vida", standard du rock alternatif français des années 1980, devenez ingénieur du son, amusez-vous avec les pistes du tube de la Mano Negra et (ré)inventez votre propre version. Une chronique réalisée grâce à la complicité bienveillante d'Antoine Chao.

La Mano Negra en 1990
La Mano Negra en 1990 © Getty / Mick Hutson

Rediffusion d'une chronique du 15 février 2019.

Peut-être certain·e·s des auditeur·rice·s de Tubes & Co ont connu cette situation : un élan de générosité mal contrôlé qui fait confier les clefs de la maison aux enfants, pour l’organisation d’une « petite fête ». En jetant un coup d’œil aux morceaux prévus, repérer "Mala Vida" de la Mano Negra, c'est s'attendre à ce que les mômes passent la baraque à la sulfateuse.

On ne comprend rien aux paroles ? Ce n'est pas grave ; ce qui compte, c’est la vitesse. Avec sa batterie sous speed, "Mala Vida" nous rend avide. Cela nous dit que la vie, c’est tout de suite, maintenant, et pas sur un compte épargne. On chante en yaourt en chopant des mots comme des lianes genre « Mi Corazon ». Et on fait faire des saltos arrière à l’espagnol, avant de retomber sur nos pattes.En 1988, François Mitterrand attaque son deuxième septennat et, environ un an plus tôt, dans les pages du Figaro Magazine, le journaliste Louis Pauwels décrivait la jeunesse avec ces mots-là :

Ce sont les enfants du rock débile. Rien ne leur paraît meilleur que de n’être rien, mais tous ensemble, pour aller nulle part.

La suite à écouter...

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