Entrer dans les coulisses d'une tournée, soulever le capot d'un album pour explorer les compositions, les arrangements, l'écriture. C'est ce que vous propose Rebecca Manzoni avec Alain Souchon et "Âmes fifties", son dernier album. Des chansons que vous n'écouterez plus de la même oreille.

Alain Souchon
Alain Souchon © Getty

À 16 ans, Alain Souchon s'imaginait dans un "truc très proche de la nature", il est devenu chanteur. Au début des années 1970, il tente sa chance en musique en écrivant Amour 1830. 

Laurent Voulzy, c'est la rencontre qui va réellement tout changer avec un premier tube en 1974, J'ai dix ans. 

Avec son look d'adolescent et sa fragilité romantique, Alain Souchon a toujours séduit à contre-courant.

L'envers du décor du nouvel album

Âme fifties était attendu depuis très longtemps… onze ans ! Souchon revient en solo, avec un album composé de chansons originales et de ses souvenirs des années 1950, mais sans tomber dans la nostalgie parce qu'il pense que c'est mieux maintenant. 

Alain Souchon : 

C’est quoi "co" dans "Souchon N'co"  ? Des copains ? Souchon and Copains ?

Les copains, c'est Laurent Voulzy qui n'est pas là mais "qui est là, toujours", avec la chanson Irène, les propres fils du musicien, Pierre et Charles Souchon dit Ours, le "chevelu", Maxime Le Guil, ingénieur du son, mixeur et producteur de disques, il y a aussi le "conducteur de quatuors à cordes", Clément Ducol, musicien, arrangeur et orchestrateur. 

Dans un studio, à Bagnolet, devant des écrans d'ordinateur, ils vont nous raconter par exemple, les dessous du titre Âme fifties, coécrit avec son fils Pierre. On découvre ainsi la première maquette de la chanson et le décryptage des arrangements.

Les premiers mots sont "Ferme les yeux, vois" : la promesse d'entrer dans un album photo. 

Alain Souchon :

Ce qui me touche dans les chansons, c'est les musiques. La musique, elle vous fait "pin-pon"… Je parle trop, non ?

De la mélancolie et des influences

Comme dans ses chansons, qu'il considère comme des photos du monde actuel, l'homme sentimental conversera, un brin mélancolique, avec Rebecca Manzoni, dite Reb', de Mick Jagger, Sylvain Tesson et Gilbert Becaud, de poésie classique dont il aime la rigueur de la rime et de Guillaume Apollinaire qu'il adore. 

Tout en trouvant qu'il "parle trop", il évoquera aussi "les filles" qu'il regarde parce qu'elles sont jolies, parce que ça fait partie de la vie, de la pop anglaise, de Françoise Sagan.

Alain Souchon : 

J'aime bien la déglingue, mais moi je ne peux pas. Je ne sais pas pourquoi : je suis sérieux, je suis ce qu'on appelle… un ennuyeux.

Il est aussi question de succès, de travail et d'humour, qui n'est jamais loin.

Alain Souchon :

Je fais partie du paysage, je le sens bien.

Un podcast !

France Inter lance une nouvelle collection de podcasts originaux pour plonger à l’intérieur de la création d'un album, celui d’Alain Souchon avec Âmes fifties. Et c'est Rebecca Manzoni, bien sûr, qui vous y emmène !

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