Après un EP déjà remarqué, une tournée réussie et une nomination aux Victoires de la Musique, il était temps pour la jeune Aloïse Sauvage de sortir son premier album. Le voici donc ! Il s'intitule 'Dévorantes' et il paraît ce vendredi 28 février.

Sur son compte Instagram, Aloïse Sauvage a écrit :

Il y a un an, je me suis dit : « Tiens, si j’accrochais mon micro à un filin. Lui-même accroché à une poulie. Elle-même accrochée aux biceps d’un type caché en coulisses. Est-ce que je pourrais m’envoler ? »

La réponse est oui. Aloïse Sauvage s’est envolée accrochée à son micro, pour les Victoires de la Musique, où elle était nommée dans la catégorie « Révélation scène ».

27 ans, pas très grande, tout en muscles : c’est autant par sa puissance de feu sur scène qu’avec la publication de ses premières chansons qu’Aloïse Sauvage s’est fait connaître. Elle sait occuper toute seule l’espace des grandes scènes, comme celle du Studio 104 de la Maison de la Radio en septembre 2019. Son énergie ne sacrifie pas la précision, parce que Sauvage est aussi danseuse, comédienne, circassienne. Une fille avide de tout, qui s’est calée sur un débit de boxeuse, comme une évidence. 

Dans un texte qui présentait Aloïse Sauvage l’année dernière, l’autrice Nina Bouraoui, écrivait :

Elle clame, implore mais n’appelle jamais au secours.

Ses défaites et ses descentes, elle choisit de les chanter sur des rythmes à danser.

Avec des co-compositeurs dont on retrouve les noms sur les albums de Damso, Niska ou Aya Nakamura, Aloïse Sauvage arpente un territoire déjà bien balisé par la variété francophone : de la trap, du reggaeton, pour ce qu’on appelle un « no guitar album ». Elle impose sa personnalité comme co-compositrice, co-réalisatrice et autrice de tous ses textes. Sauvage, c’est son vrai nom, elle dit : 

Aujourd’hui et désormais, je mets les pieds dans ce monde de la musique parfois étrange. J’y suis. Et je vais y rester encore un peu. Car je l’ai choisi. Je crois que je peux tout me permettre. Même si je suis toute nue.

Dans un article paru dans le journal Le Monde le 14 février dernier, la guitariste et réalisatrice artistique Edith Fambuena rappelait qu’il n’y a pas si longtemps, les chanteuses qui revendiquaient leur homosexualité étaient cantonnées à des scènes indépendantes. Aujourd’hui, elles affirment une liberté de ton et assument leur choix sans complexes. Avec son écriture frontale, directe, Aloïse Sauvage boxe dans cette catégorie. 

Dévorantes, c’est le titre du premier album d’Aloïse Sauvage et c’est un disque France Inter. Aloïse sauvage est en tournée jusqu’à l’été. Parmi les dates, entre autres, il y a le 25 mars à l’Échonova de Vannes, le 26 juin à Chamarande pour le Festival Essonne en Scène. Elle passera par la Cigale, à Paris, le 21 avril avant un Olympia le 4 juin.

  • Légende du visuel principal: 'Dévorantes', premier album d'Aloïse Sauvage, paraît ce 28 février 2020 © Julot Bandit
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.