En ce jour de fête des morts, célébrons les derniers disparus qui ont marqué la culture pop. Une émission consacrée à Fats Domino et Hugh Hefner.

Un chien déguisé en Hugh Hefner lors de la parade des chiens pour Halloween sur Tompkins Square - New York, 27 octobre 2017
Un chien déguisé en Hugh Hefner lors de la parade des chiens pour Halloween sur Tompkins Square - New York, 27 octobre 2017 © AFP / EDUARDO MUNOZ ALVAREZ / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Antoine de Caunes, accompagné de Charline Roux, reçoit : 

- Bruno Blum, probablement l’un des plus éminents représentants de la culture rock et de l’esprit rebelle de sa génération. Illustrateur pour Best, Actuel et Hara Kiri, musicien, producteur, mais encore auteur ou historien des courants musicaux, Bruno Blum a fait du fameux « Do it Yourself » punk sa philosophie. 

Egalement directeur artistique aux éditions Frémeaux & Associés, il publie un coffret de Fats Domino. Bruno Blum y raconte l’inimaginable triomphe de cet homme simple qui, loin de son image souriante, provoquait des émeutes dans tout le pays.  En six disques indispensables à tout amateur de rock et de blues, cette sélection triée sur le volet met en valeur la crème de l’œuvre incontournable, souvent méconnue, de cette figure essentielle, disparue le 24 octobre dernier.

" Fats Domino fut rien moins que la première véritable superstar du rock –des années avant Little Richard, Bill Haley et Elvis Presley.

« On dirait que beaucoup pensent que j’ai lancé cette affaire. Mais le rock’n’roll était là bien avant que j’arrive. Il faut regarder les choses en face : Je ne peux pas chanter comme Fats Domino. Je le sais. »   Elvis Presley 

Fats Domino fut l’un des plus gros vendeurs de disques des années 1950. Au point que ses énormes succès comme Blueberry Hill ou I’m Walkin’ ont fait beaucoup d’ombre au reste de sa discographie, qui est d’une grande qualité et d’une grande variété. Qui se souvient de son piano boogie virtuose, de ses blues très sentis, de ses charmantes ballades candides ou de ses rocks au tempo rapide ? 

Dans un contexte de ségrégation raciale sévère, il fut de loin l’artiste noir le plus célèbre des années rock originelles, devançant très largement Little Richard et Chuck Berry en popularité. Ses douze ans avec les disques Impeirals ont rendu possible l’inimaginable triomphe du rock originel, authentique, et ce dès 1950. Avec naturel, simplicité et gentillesse, cet artiste consensuel était capable d’alterner des blues et de vieilles chansons populaires avec des rocks nerveux qui ont fait fredonner et danser toute une génération. C’est en partenarial avec son brillant producteur et arrangeur Dave Bartholomew que Fats Domino a séduit l’Amérique avec son éternel sourire, ses chansons gaies, aux rimes directes et efficaces. Little Richard reprenait ses chansons sur scène et emprunta bientôt son équipe, avec laquelle il enregistra à son tour une série de grands succès essentiels. " 

« Il était tout pour moi. Je me suis senti honoré de lui serrer la main. Je ressens toujours cela pour Fats Domino ». Little Richard 

À LIRE Hugh Hefner, l'héritage d'un Playboy

- En seconde partie d'émission, l'auteur et publiciste aux éditions du Sous-Sol, Adrien Bosc. Ce dernier publie Paroles de lapins, fine sélection des meilleurs entretiens Playboy, de Gabriel García Márquez à Donald Trump.

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