Antoine de Caunes et Charline Roux reçoivent le photographe Peter Lindbergh.

Peter Lindbergh à l'inauguration de sa rétrospective "From fashion to reality" à Munich en avril 2017
Peter Lindbergh à l'inauguration de sa rétrospective "From fashion to reality" à Munich en avril 2017 © Getty / Gisela Schober

"Popopiennes, popopiens, et tous les autres aussi, bonjour.
J’ai longtemps rêvé d’être photographe, de me promener à travers le vaste monde pour saisir le fameux instant décisif cher à Cartier-Bresson. De faire défiler devant mon objectif tout ce que la planète compte de grâces et de beautés fatales, et d’immortaliser ces splendeurs, de préférence en noir et blanc, après leur avoir annoncé que mon petit oiseau allait sortir,. En un mot comme en mille j’ai longtemps rêvé d’être Peter Lindbergh, à ne pas confondre avec Charles Lindbergh, l’aviateur, même si Peter, le photographe, a quelques heures de vol au compteur.
J’y ai renoncé le jour où j’ai compris qu’il était préférable pour le monde de la photo que celle-ci reste un hobby, et qu’il valait mieux que je me contente de photographier par exemple le cycle passionnant de la reproduction chez les gallinacés, notamment la Géline de Touraine, avec son plumage noir et ses barbillons rouges de toute beauté, par ailleurs une excellente pondeuse, avec des oeufs d’un calibre moyen- gros, je dis ça pour les cocophiles, les fétichistes des oeufs et des Minikeums.
Mais je m’éloigne.
J’ai ensuite longtemps rêvé de poser pour Peter Lindbergh, mais j’ai vite réalisé qu’il préférait nettement les femmes aux hommes, et que ceux qui avaient défilé devant son objectif se comptaient sur les doigts d’une main. John Galliano, Richard Gere, Brad Pitt, Adrian Brody pour ne citer qu’eux. Et n’étant ni une des grâces que j’évoquais il y a quelques instants, ni une beauté fatale, et encore moins une splendeur, où alors une splendeur déchue, là encore, j’ai fini par renoncer, même si mon petit oiseau s’autorise, encore, de temps à autres, une sortie, pour se dégourdir les pattes...
Et je me suis dit qu’au fond, le plus simple, c’était peut-être d’inviter Peter Lindbergh"

Antoine de Caunes 

Je suis très mélancolique, rigoler c’est terrible cela gomme l’expression des visages…

LA POP LISTE DE PETER LINDBERGH: 

  • Choregraphic Objects de William Forsythe
  • Les Ailes du désir, réalisé par Wim Wenders, 1987
  • “Storie”, exposition de Paolo Roversi
  • “Sonate pour Piano n°20 en La Majeur”, Schubert

« Dans l’exercice du portrait il y a un face à face, un moment où l’on photographie l’espace entre deux personnes… »

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