Antoine de Caunes reçoit le comédien et metteur en scène Philippe Caubère, puis Bastien Truchot du magazine Gonzaï.

Philippe Caubère
Philippe Caubère © Getty

Antoine de Caunes, accompagné de Charline Roux, reçoit le comédien et metteur en scène Philippe Caubère. 

Philippe Caubère

La Pop culture c'est L'Angleterre, mes 15 ans, ma jeunesse...

Antoine de Caunes et Philippe Caubère
Antoine de Caunes et Philippe Caubère / Sébastien Marchal

Auteur, metteur en scène, interprète, Philippe Caubère est né en 1950 à Marseille. Il commence le théâtre en 1968 à Aix en Provence puis rejoint la troupe du Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine de 1970 à 77, dont il est alors l’un des piliers. (Il participe aux spectacles 1789, 1793, L’âge d’or comme acteur-improvisateur, puis joue le rôle principal de son film Molière en 1978. Cette même année, il prend son envol. Après un bref passage à l’Atelier théâtral de Louvain (78-79) en Belgique, il se tourne vers l’écriture en partant d’improvisations autobiographiques, regardées et dirigées par jean Pierre Tailhade et Clémence Massart (sa première épouse). En en juillet 1981 il créé au festival d’Avignon, sa comédie humaine sous le titre « La danse du diable », une pièce  en plusieurs tableaux, qualifiée d’ « histoire comique et fantastique ». Depuis plus de trente ans il pratique cette « écriture debout » qui puise dans sa propre histoire et dans laquelle nous retrouvons avec joie des figures communes : Ariane, sa mère Claudine, Clémence… et bien sûr Ferdinand, son double de théâtre à qui il fait aujourd’hui ses adieux sur la scène, avec Adieu Ferdinand .

En 2017, Philippe Caubère reçoit le Molière du Meilleur Comédien dans un spectacle de Théâtre public et le Prix du Théâtre de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre dramatique

La POP LISTE de Philippe Caubère

  • Le film : Au revoir là-haut d'Albert Dupontel.
  • La série : Scènes de la vie conjugale de Bergman.
  • Le livre : Winter is coming de Pierre Jourde.
  • La chanson : Rester vivant de Johnny Hallyday (version studio )

"Adieu Ferdinand" au Théâtre Athénée

Quand j'ai démarré, il y a trente ans, j'allais très mal, je pesais 8 kilos, je saignais du nez, j'étais un zombie... ça va mieux aujourd'hui.

"Il fallait bien que ça arrive…  D'aucuns penseront : il était temps !   Voire :   c'est un peu tard. Peu importe, c'est là. Mais que l'on ne se réjouisse pas trop vite ! Il ne s'agira en aucun cas d'un adieu à la scène, - rien ne m'empêchera (sauf peut-être, un jour, mon corps…) de reprendre Danse du Diable et autres soixantuitarderies ou arianeries, si l'envie et le besoin s'en font sentir -  mais bien d'un adieu au personnage.  Adieu littéraire, si j'ose dire. Il me faut bien en finir avec cet adolescent attardé, isolé, chéri et fantasmé que j'avais imaginé sous l'influence, entre autres, du Céline de Mort à crédit. Plus jamais, - ça, je vous le jure - je n'écrirai de spectacle dont le héros, ou non-héros comme on voudra, portera ce prénom familier, fatidique et  « chargé ». Quel sera le suivant, je n'en sais rien, mais sûrement plus celui-là. Ce qui n'est pas pour moi anecdotique, je vous l'assure. En attendant, Ferdinand est bien, cette fois encore, le protagoniste principal des deux nouveaux spectacles composés de trois séquences inédites du Roman d'un acteur que j'ai toujours rêvé de jouer, mais que leur importance et leur dimension m'avaient empêché d'introduire dans des épisodes déjà surchargés. Trois histoires, trois nouvelles de théâtre, « trois contes », en référence au titre célèbre de Flaubert, donné(e)s sur deux soirées : La baleine, Le camp naturiste et Le casino de Namur.

Mauriac disait il faut guérir de sa jeunesse, j'ai mis du temps à guérir de la mienne. 

Adieu Ferdinand se joue au théâtre Athénée jusqu'au 14 janvier.

Je fais ce travail pour être mort de rire.

A découvrir, le DVD La danse du diable(37 ans après sa création, le spectacle mythique de Caubère enfin en dvd), disponible dès le 13/12.

Bastien Truchot est rédacteur en chef adjoint de la revue Gonzaï, il vient nous présenter cette revue indépendante qui relance sa campagne d’abonnement à prix préférentiel, il reste 8 jours pour s'abonner au meilleur tarif !
 

Gonzaï est un magazine bimestriel qui dit s’inspirer de la presse d’investigation américaine et mettre à l'honneur "les vrais héros de la contre-culture d’hier et de demain, les hommes de l’ombre, les rebelles et les bras cassés de la pop".

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la une de Gonzai © Radio France

Le dernier numéro, qui vient de sortir, est consacré au Nouveau journalisme ou Gonzo.

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