Antoine de Caunes et Charline Roux reçoivent le journaliste et écrivain William Finnegan

William Finnegan
William Finnegan © Getty / Pacific Press

Figure éminente de la narrative non-fiction (littérature du réel) et chroniqueur au New Yorker (vivant à Manhattan, il surfe encore dans le froid Atlantique nord), William Finnegan a tiré de sa vie de surfeur un livre de souvenirs, Jours barbares, prix Pulitzer 2016 dans la catégorie "Mémoires". 

Après avoir longtemps dissimulé sa passion dévorante pour le surf de peur que celle-ci puisse le décrédibiliser auprès de ses collaborateurs, il publie un livre dans lequel il fait le récit de cette vie de surfeur à travers un dispositif narratif en plein essor, une littérature du réel mêlant habilement reportage, récit et autobiographie.  

William Finnegan grandit entre Los Angeles et Hawaï, enfant sportif, mais aussi amateur de littérature, il devint écrivain et reporter pour le magazine The New Yorker. Avant cela, il obtint un diplôme en littérature, puis un en « creative writting » à l’Université du Montana. Après ses études, il choisit de quitter les Etats-Unis et passa quatre ans à l’étranger, voyageant en Asie, en Australie et en Afrique. 

Les flots, par un étrange mouvement, l’ont ainsi ramené à son époque, et l’aspirant romancier, de retour aux Etats-Unis, devint journaliste politique. Le voyageur un peu hippie se trouva transformé, en quelques années, en l’un des reporters les plus respectés de son pays. 

William Finnegan couvrit des conflits en Somalie, au Soudan, à Mexico, et dans les recoins les plus violents d’Amérique et d’Afrique du sud.

Reconnu pour la rigueur de ses reportages, il s’enquit des réalités qu’il observât avec patience afin de ne pas tomber dans la simple illustration d’idées préconçues. 

Il y eut des périodes (rares) où il ne surfa pas, mais la glisse ne cessa de l’obséder et de le définir, en le ramenant à une part irréductible de lui-même : « Traquer les vagues avec un tel zèle était à la fois profondément nombriliste et égoïste, dynamique et ascétique, et radical par [le] rejet de valeurs comme le devoir et la réussite en société. »

Cette même énergie est sensible dans son magnifique ouvrage, publié aux Éditions du Sous-sol : Jours barbares.

Charline Roux, Antoine de Caunes et William Finnegan avant de passer à l'antenne…
Charline Roux, Antoine de Caunes et William Finnegan avant de passer à l'antenne… © Radio France / Fanny Leroy
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