Pour introduire la Nuit de la Pop Cuture, Antoine de Caunes et Charline Roux reçoivent l'écrivain américain Bret Easton Ellis dont on peut dire qu'il a marqué au fer rouge de son talent la pop culture. Il a le chic pour mettre le doigt où ça fait mal. Sans lui la pop culture n'aurait pas le même parfum, la même saveur.

Breat Easton Ellis
Breat Easton Ellis © Radio France / Christophe Abramowitz

Moins que zero, American Psycho, Luna Park, Suite impériale, tous ces titres sont gravés dans le temple de la Pop. Mais au fait, qu'est-ce que la Pop culture pour le grand écrivain américain ? 

La pop culture selon Bret Easton Ellis

Bret Easton Ellis : "Je ne fais pas de distinction entre la culture et la pop culture parce que dans les années 1960 ou 1970, quand j'étais gamin toute ma culture était de la pop culture : musique rock, les films de séries B, les films de science-fiction d'un certain genre. La génération de mes parents avaient une conception de la culture plus bourgeoise qui aspirait à une certaine forme artistique qui faisait de vous une meilleure personne, qui vous humanisait à travers les romans, le théâtre, le cinéma... Mais moi en revanche je ne faisais pas de distingo"

Pop portrait de Bret Easton Ellis

Il déteste Harry Potter, et les chatons, mais il adore Kanye West. 

Mais encore ? 

Il exerce son esprit sacarstico-viperain depuis quelques années : il n'a pas sa langue dans sa poche. A l'heure du "On ne peut plus rien dire", on lui doit la paternité d'un anti-héros aussi génial que détesté car psychopathe et meurtrier. Le Patrick Bateman d'American Psycho, dont on se dit qu'il est bien le moule, la matrice imaginée par notre invité de bons nombres de golden boys n'ayant de doré que le nom pas la réputation, encore moins les exactions, dont le monde est aujourd'hui peuplé. 

On lui doit aussi les errances de Clay, ses angoisses existentielles d'Elvis Costelllo dans Moins que zéro... 

Aujourd'hui, il vient pour un essai, White.

La Pop List de Breat Easton Ellis

Le livre choisi par Bret Easton Ellis : The Delevery man de Joe Mc Ginniss Jr paru en 2008. En résumé, ce livre (qui n'est pas traduit en français) parle sexe, drogue, mensonge et rêve brisé dans la génération MySpace et dans la ville de tous les vices. Bret Easton Ellis : "J'ai été totalement fasciné par ce livre excellent. Ça se passe après le crash chez des jeunes qui décident de créer une agence de prostituées..."

Le film : Phantom of paradise de Brian de Palma :"J'ai vu ce film à sa sortie et je me souviens être allé le voir seul. C'est une version rock'n roll du Fantôme de l'opéra. C'est la première fois qu'il avait un budget. Son style a commencé à naître dans ce film."

La série : Too Old to Die Young une série qui a suscité moult débats. On a reproché à son auteur son côté arty poseur. D'autres y ont vu une oeuvre absolument radicale. Too Old to Die Young raconte le quotidien dans les bas-fonds de Los Angeles d'un officier de police endeuillé après le meurtre de son coéquipier... Bret Easton Ellis : "C'est une série très clivante, ma pauvre mère quand elle m'a entendu chanter les louanges de cette série, m'a dit que c'était la pire série qu'elle n'ait jamais vue. On ne peut pas séparer les différents aspects de la série, le coté un peu prétentieux du reste. Le réalisateur Nicolas Winding Refn a filmé avec du matériel de haut calibre, d'où une qualité artistique incroyable que l'on voit rarement à la télévision. C'est dans les épisodes 4, 5 et 6 que la série trouve son apogée. Le coté clivant : oui, je connais ça à chacun de mes livres. Même pour Moins que zero, la critique était déjà très divisée..."

Programmation musicale

Metronomy : Walking in the dark

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