Pour parler de l'adaptation de sa BD "Libres!" (ed. Delcourt) en websérie sur le site d'Arte, Antoine de Caunes et Charline Roux accueillent la réalisatrice et autrice Ovidie.

Ovidie, écrivaine, documentariste auteure avec Josselin Ronse d'après des illustrations de Diglee, de "Libres !", mini-série diffusée sur Arte.
Ovidie, écrivaine, documentariste auteure avec Josselin Ronse d'après des illustrations de Diglee, de "Libres !", mini-série diffusée sur Arte. © AFP / Joël Saget

Et si on déconstruisait quelques clichés sur la sexualité cet après-midi dans Popopop ?  En 2017, la réalisatrice Ovidie sortait une BD intitulée Libres! aux éditions Delcourt dans laquelle elle proposait de s'affranchir de toutes les injonctions en lien avec la sexualité. 

Si depuis 50 ans on parle beaucoup plus ouvertement de sexe, on n'en parle pas forcément mieux. Libres! version BD proposait de nous décomplexer face à toutes les images qu'on voit dans les publicités, les clips et à la télévision. 

Forte de son succès, la BD devient aujourd'hui une série animée sur le site d'arte.tv ; une adaptation signée Ovidie et Sophie-Marie Larrouy (journaliste et comédienne). Libres! sera disponible à partir du 27 janvier sur le site d'arte et sur YouTube. 

Pour en parler, la réalisatrice Ovidie est l'invitée d'Antoine de Caunes et Charline Roux dans Popopop. 

Extraits de l'entretien avec Ovidie :

Il y a encore cette idée que le sexe des femmes devrait être lisse et sec comme une tirelire… une fente, juste un trou avec rien autour.

« Cette série s’adresse à tout le monde et se veut une invitation au débat, même si elle relate la question des injonctions et des diktats sexuels subis par les femmes » 

« Il faut repérer ces diktats qui nous emprisonnent, on a tous et toutes à y gagner…les identifier c’est déjà un grand pas. » 

Il faudrait foutre la paix à son corps, oublier les diktats de la minceur et de la jeunesse ! 

« Il y a une récupération néolibérale de la sexualité, 50 nuances de gris n’a fait que réutiliser des vieux schémas éculés des pornos des années 70 :  la blanche colombe prude face au monsieur  (forcément très riche) qui l’initie et la révèle au plaisir… c’est vraiment très cliché. » 

« Publicité, séries, clips, magazines, films pornos,  jeux vidéo, applications… le sexe n’a jamais été aussi omniprésent dans notre environnement culturel. On vit dans une société sexiste, toutes nos représentations découlent de là, ce qui se joue dans le porno est présent partout. » 

"Il y a une claire dissymétrie dans nos représentations sexuelles, le sperme est ultra valorisé, tandis que le sang des femmes, leurs poils, ou certains mots désignant le sexe féminin comme la « vulve », restent tabous. "

D’un côté on la sensation que ça galope depuis Mee too, de l’autre ça résiste tellement que l’ on revient en arrière, je ne pensais pas qu’un jour l’IVG serait remis en question. 

La pop-liste d'Ovidie 

  • Le livre : Les Nuits fauves de Cyril Collard
  • Le film : Turner & Hooch de Roger Spottiswoode 
  • La chanson : « Take on me » de A-ha
  • Le personnage de série tv : Rebecca Bunch dans Crazy ex girlfriend
  • Quel son vous évoque la popculture ? Les premières notes de I just can't enough

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