Pour Suite vous éclaire sur l'après Coupe du monde féminine de Football. Les Françaises se sont pressées dans les clubs de foot en cette rentrée pour, elles aussi, taper dans un ballon. Objectif réussi pour la FFF qui va désormais s'intéresser à la professionnalisation des clubs féminins. Tout en restant prudente.

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Alors oui, c'est vrai, les Bleues sont sorties un peu tôt de la Coupe du monde de foot cet été. Pour une compétition jouée à domicile, on s’attendait à mieux qu’un quart de finale. 

Mais pour autant, elles ont plu ces footballeuses françaises. Ces Amandine Henry, Eugénie Le Sommer, Wendy Renard qui ont évolué -c’est si rare pour elles- dans des stades remplis, devant des millions de téléspectateurs.

Elle a plu cette équipe de France, comme les autres d’ailleurs. Notamment les Américaines, victorieuses de cette 8ème édition et dont la capitaine, Megan Rapinoe s’est fait connaître du grand public tant par ses qualités footballistiques que par son engagement.

Alors que reste-t-il de cet engouement trois mois après la finale ? Ce vendredi 4 octobre le onze tricolore joue un match amical contre l’Islande, à Nîmes, visible sur la chaîne W9. L’occasion de voir si la flamme est toujours là. Et aussi de faire plaisir, au moins, aux 200 000 licenciées de la FFF. Cela peut paraître peu comparé aux deux millions d’hommes licenciés, mais c’est énorme lorsque l’on regarde le chemin parcouru ces dix dernières années. "On aura multiplié par cinq le nombre de licenciées en six ans. Ce sport est vraiment en marche !" se félicitait début septembre le président de la FFF, Noël Le Graet.

Gagner un jour la Coupe du monde

Un nombre de licenciées en hausse c’est renforcer le vivier pour l’équipe de France mais c’est aussi professionnaliser une discipline et faire en sorte qu’elle devienne de plus en plus structurée et performante. Pour attirer les spectateurs au stade et les téléspectateurs devant les matchs de la D1 féminine. Mais aussi pour tenter un jour de rejoindre les Bleus avec leurs deux étoiles sur le maillot.

C’est de cela que parle Bruno Duvic, pour le numéro 4 de Pour Suite. Il s’entretient cette semaine avec Bruno Salomon,  journaliste à la direction des Sports de Radio France et spécialiste non seulement du foot mais aussi du sport féminin. 

Passer à l'étape supérieure

Dans ce numéro la vice-présidente de la FFF, Brigitte Henriques annonce qu'il est possible, désormais, de passer à l’étape supérieure : la professionnalisation des clubs. L’ancienne joueuse et consultante de Radio France, Nadia Benmokhtar prévient cependant qu’il faut y aller étape par étape et ne pas vouloir se retrouver trop vite au niveau des pros masculins. Un monde un peu trop loin de la réalité reconnait-elle. Magalie Munoz, présidente de club à Paris, raconte elle la déferlante d'inscriptions qu'elle a vécu après cette Coupe du monde. Des jeunes filles, qui veulent devenir Eugénie Le Sommer et des moins jeunes attirées par le foot loisir et charmées par le côté "collectif" d’un sport qui ne pourra plus désormais s’écrire uniquement au masculin. 

Pour Suite, l'équipe

  • Présenté par Bruno Duvic
  • Rédaction en chef : Thibaut Cavaillès
  • Attachés de production : Hélène Barbé et Rachid Zourdani
  • Réalisation : Fanny Bohuon 
  • Mixage : Julien Michel
  • Habillage musical : Kraked Unit

Archives

Engouement des spectateurs pour l’équipe de France : extraits de journaux de France Inter pendant le Coupe du monde 2019

Bruno Salomon commente le match France-Corée sur France Bleu le 07/06/2019

Pour Suivre...

  • Attaquantes : La série Francetv slash sur le quotidien de jeunes footballeuses
  • Comme des garçons : le film sur la première équipe féminine de foot en France

Même un homme comme Louis Nicollin, président du club de Montpellier - pas le plus grand des "progressistes"- avait compris l'enjeu du foot au féminin. En créant, déjà en 2001, une section féminine au sein de son club. Il fut le premier à le faire.