Pour le président de l'UDI, la victoire d'Emmanuel Macron face à Marine Le Pen "a démontré (...) à la fois la brutalité, l'incohérence et l'incompétence qu'elle portait".

Jean-Christophe Lagarde au micro de Léa Salamé.
Jean-Christophe Lagarde au micro de Léa Salamé. © Radio France

Place maintenant à la suite. Avec la victoire d'Emmanuel Macron et la défaite, dès le premier tour, des partis historiques – le Parti socialiste et Les Républicains – les centristes de l'UDI se tournent vers les élections législatives, en juin prochain. Pour l'heure, estime Jean-Christophe Lagarde, "il n'y a pas d'opposition" : "L'opposition et la majorité, s'il doit y en avoir, c'est aux élections législatives qu'elles se décideront."

En vue de l'élection des députés qui siégeront à l'Assemblée nationale, le président de l'UDI rappelle à son électorat que tout reste à faire : "On sait désormais par qui nous serons présidés, les Français doivent maintenant décider par qui nous serons gouvernés." L'UDI, qui devrait présenter son projet pour les législatives vendredi, annonce déjà des alliances, au cas par cas, avec LR.

"Ceux qui voulaient se tourner vers Emmanuel Macron l'ont déjà fait"

En réaction à l'annonce de François Baroin la semaine dernière, qui promet l'exclusion de tous les membres LR qui se rallieraient à En Marche !, le mouvement du nouveau président de la République, Jean-Christophe Lagarde s'est montré moins sévère, estimant que "ceux qui voulaient se tourner vers Emmanuel Macron l'ont déjà fait".

Le président de l'UDI, qui explique avoir des divergences et des affinités avec la vision d'Emmanuel Macron – d'un côté, il rejette les changements proposés sur la CSG et la proposition d'indemniser au chômage le salarié qui quitte son emploi volontairement, de l'autre il reconnaît la nécessité d'une Europe forte et d'un régime de retraites unifié – voit d'un bon œil une éventuelle cohabitation.

"Il y a trois options : soit c'est la majorité absolue [et jusqu'ici] ça a toujours échoué, soit les Français choisissent une recomposition", comprendre une alternance, soit, enfin, le gouvernement ne parvient pas à s'entendre, option défaitiste en laquelle Jean-Christophe Lagarde ne semble pas croire.

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