Au lendemain du premier tour de la présidentielle, Eric Coquerel, coordinateur du Parti de Gauche, est revenu sur l'absence de consigne de vote de Jean-Luc Mélenchon.

Eric Coquerel en février 2015
Eric Coquerel en février 2015 © AFP / LOIC VENANCE

Le coordinateur du Parti de Gauche Eric Coquerel a réagi ce matin à l'absence de consigne de vote de Jean-Luc Mélenchon pour le second tour. Face à Léa Salamé, Eric Coquerel a balayé les accusations de "ni-ni", assurant que "Marine Le Pen ne passera jamais" : "Je peux vous le dire à l'avance, elle sera battue."

Eric Coquerel assure que chez les partisans de la France insoumise, jamais il n'a été imaginé de "mettre un bulletin de vote pour le Front national". "Pas une voix pour le FN", donc, mais le choix pour les militants de la France insoumise entre voter pour Emmanuel Macron ou non, au second tour de l'élection présidentielle.

Vous n'entendez pas le ni-ni, vous entendez que ce sont les insoumis qui décideront et vous entendez également 'pas une voix pour le FN'.

- Eric Coquerel

Un choix qui se répercute dans le sondage réalisé dimanche soir par Ipsos Sopra Steria sur les intentions de vote, avec une plus forte proportion chez "les Insoumis", de suffrages non exprimés par les personnes sondées certaines d'aller voter.

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"Ce qu'il nous a manqué, ce sont les 20%"

Eric Coquerel a également déploré la défaite de Jean-Luc Mélenchon, qui a manqué de peu les 20%. Le coordinateur du Parti de Gauche, qui espérait sa qualification, a insisté sur l'alternative que représente le programme de la France insoumise : "Que la droite et Monsieur Fillon appellent à voter Monsieur Macron, ça n'a rien original. C'est la même nature de programme. La continuité de Monsieur Hollande et Monsieur Sarkozy, c'est pas non plus la solution pour notre pays."

Eric Coquerel a déploré, enfin, l'attaque en règle livrée par François Hollande contre Jean-Luc Mélenchon : "François Hollande] a passé la dernière semaine à taper sur Jean-Luc Mélenchon, c'était l'homme à abattre."

Pour lui, la priorité était d'empêcher la qualification du FN au second tour de l'élection présidentielle.

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