Au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, Jérôme Chartier, conseiller spécial de François Fillon, analyse la défaite du candidat LR.

Jérôme Chartier
Jérôme Chartier © AFP / Bertrand Guay

Le conseiller spécial de François Fillon a réagi ce matin au micro de Patrick Cohen sur le score réalisé par le candidat Les Républicains : "Je prends ma part de responsabilité dans cette défaite."

Pour Jérôme Chartier, c'est une défaite de "François Fillon", non de la droite. Mais pour autant, le conseiller du candidat LR persiste à penser qu'un retrait de François Fillon, empêtré dans ses affaires judiciaires, n'y aurait rien changé pour la droite. C'était trop tard.

Il n'y a aucun plan B valable. À un mois et demi d'un scrutin ça n'existe pas. Une campagne présidentielle ça se prépare, c'est un projet, ça se construit. Et au fond, il n'y avait aucun plan B possible.

"Nous aurions eu un très grand président de la République française avec François Fillon"

Invité juste avant, Gérald Darmanin s'interrogeait sur un problème de positionnement politique à droite. Un positionnement assumé par Jérôme Chartier qui assure que François Fillon aurait été "un très grand président de la République française" : "Ça été un choix de campagne, je ne sais pas si c'était pas assez populaire. Ça a été une campagne très à droite, très structurée autour d'un vrai projet de redressement pour le pays. Je crois aussi que faire des réformes en France c'est difficile."

C'est un projet qui allait faire vivre à la France des années difficiles.

Interrogé enfin sur le second tour de la présidentielle, Jérôme Chartier a assuré sa volonté de faire barrage à Marine Le Pen, même s'il s'inquiète de la capacité d'Emmanuel Macron, qui l'affrontera au second tour, à gouverner avec une majorité, une fois élu : "J'ai toujours combattu le FN, je ne vais pas subitement arrêter de combattre le FN. Je pense que Monsieur Macron aura énormément de mal à trouver une majorité et à la construire."

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