Souvent sous estimé, parce que loin des symboles forts du reportage tout terrain, le journaliste qui couvre les grands sommets internationaux ne pratique pas pour autant un métier plus facile. Suivre les grands débats internationaux implique de connaitre les grands dossiers et se méfier des écrans de fumée.

Emmanuel Macron et Donald Trump
Emmanuel Macron et Donald Trump © Radio France / Bertrand Gallicher

On attendait les manifestations monstres. Les violences. Les affrontements. Des cortèges tout en noir venus de l'Europe. 

On attendait peu des débats qui animeraient le G7, habitués au fil des ans à voir les grands sommets refermer leurs discussions par des accords imparfaits et des convictions mal affirmées qui ne dessinent aucune perspective dans un futur même proche. 

Rien de tout cela ne s'est produit au G7 de Biarritz.  Les manifestants radicaux découragés par la mobilisation des forces de l'ordre. La ville et ses environs étaient cadenassés et l'actualité s'est construite à l'intérieur de la ville fortifiée avec des sujets forts traités : l'Iran bien entendu et l'Amazonie mais aussi la taxation des géants du numérique, communément appelé GAFA(M). 

Mais le propre du journaliste qui suit ces grands sommets internationaux est avant toute chose de connaitre les dossiers mais aussi de débusquer ce qui relève de la communication politique. Les écrans de fumée sont parfois nombreux. Et s'il faut se réjouir d'une avancée sur les dossiers mentionnés (encore qu'il s'agisse de les accompagner dans le temps), il ne faut pas oublier que d'autres thématiques n'ont pas été abordées comme elles l'auraient du être, faute de temps, et en dépit de l'urgence des situations : Le G5 Sahel et les inégalités

Les ONG ont déploré que les problèmes cruciaux de famine à travers le monde et l'accroissement des inégalités n'aient pas retenu l'attention. il appartient donc au journaliste qui suit ses sommets de ne pas rester à la surface des conférences de presse et d'aller au delà de la vitrine des gros titres pour apporter les nuances d'un compte rendu fiable et équilibré. 

On reparle de ce G7 avec Bertrand Gallicher qui a suivi les débats pour les antennes de Radio France . 

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