Depuis la chute de Saddam Hussein, la ville d'Erbil au nord de l'Irak, entre Mossoul et la frontière iranienne a connu un développement économique avec une forte présence occidentale et des bases américaines visées par les missiles iraniens après la mort du général Soleimani. Thibault Lefevre rentre d'Erbil.

Dans le camp d'Hassam Sham entre Mossoul et Erbil, les réfugiés sunnites nostalgiques de l'Organisation Etat Isamique
Dans le camp d'Hassam Sham entre Mossoul et Erbil, les réfugiés sunnites nostalgiques de l'Organisation Etat Isamique © Radio France / Thibault Lefevre

Les américains et les ONG ont participé au développement d'Erbil au nord de l'Irak après la chute de Saddam Hussein. Des infrastructures neuves, comme des hôpitaux financés par les occidentaux, mais la prise de Mossoul par l’État Islamique et la précarité de la sécurité ont freiné tous les projets. Pour le nouvel arrivant, Erbil, c'est un urbanisme inachevé avec des immeubles et des maisons qui n'ont pas vu leurs chantiers se terminer. 

Mais Erbil est encore marquée par la présence occidentale. Erbil est un carrefour. A quelques kilomètres de la frontière iranienne, pas très loin de Kirkouk où des franges de l’État Islamique continuent de se battre contre les forces kurdes irakiennes. Plus au nord, les immenses camps de réfugiés où des familles majoritairement sunnites venues de Mossoul s'entassent.  Des sunnites harcelées par les milices chiites, et qui, parfois se disent nostalgiques de Daech. Le flux de population se croisent. Des groupes qui fuient la nouvelle insécurité de Bagdad, des kurdes iraniens qui passent la frontière et des occidentaux prudents et discrets après les tirs de missiles iraniens sur les bases américaines de la région. 

C'est ce climat que décrit Thibault Lefevre, grand reporter à France Inter. Tout juste rentré d' Erbil, il raconte la ville et les rencontres qui s'y nouent en reportage.   

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