Grand reporter à France Inter, Philippe Randé rentre d'une mission de 5 mois aux États-Unis où il a couvert le quotidien de l'Amérique de Donald Trump. Revenu cette semaine, Philippe raconte le rythme insensé de la sphère politico-médiatique et revient sur les évènements qui l'ont marqués.

Affrontements à Charlottesville entre groupuscules néo nazis et contre manifestants, le 12 août dernier en marge d’un rassemblement de l’extrême droite américaine.
Affrontements à Charlottesville entre groupuscules néo nazis et contre manifestants, le 12 août dernier en marge d’un rassemblement de l’extrême droite américaine. © Radio France / Philippe Randé

Là bas, il n'y a jamais de temps mort. De n'importe quel lieu où il se trouve, à n'importe quelle heure, Donald Trump peut écrire un tweet.  Et comme il est le président des États-Unis d'Amérique, les 140 signes qu'il a rédigés suscite des réactions dans le monde entier. 

heurts entre les manifestants et des antiracistes, notamment issus du mouvement Black Lives Matter.
heurts entre les manifestants et des antiracistes, notamment issus du mouvement Black Lives Matter. © Radio France / Philippe Randé

La vie médiatique ne connait pas le sommeil. Dans un pays aussi vaste, et avec un dirigeant aussi imprévisible, le reporter est toujours en alerte. D'autant que l'actualité n'est pas forcément connectée à la maison blanche. Basé à Washington, Philippe Randé a parcouru une douzaine d’États en reportage. Autant de villes. Houston pour couvrir les inondations. Charlottesville, population "bobo qui mange du burger sans tomates et du coca bio" et qui a vu ses rues choisies par l'extrême droite américaine pour se réunir. Les groupuscules néonazis vont affronter les collectifs antifascistes et la police ne bougera pas. Dans ce climat de violence, va surgir une voiture qui va foncer sur la foule. Philippe enregistre une interview. Le véhicule qui avance à 60 km/h passe à un mètre de lui avant de faucher les corps. Habituellement, le reporter arrive sur un lieu d'attentat après qu'il ait été perpétré. Il est rare que le journaliste soit présent au moment où l'attaque survient. Il devient le témoin direct d'une scène de crime. 

Il y eut des moments plus agréables. Les 40 ans de la mort d'Elvis à Memphis, la plus grande éclipse solaire,  des dossiers plus politiques comme le retrait des accords de Paris et des micros tendus en Pennsylvanie ou encore en Arizona à la rencontre des électeurs de Trump un an après sa victoire inattendue à la présidentielle. 

A l'issue de cette plongée de cinq mois riches en émotions humaines et journalistiques, Philippe arrive à ce constat. Ce n'est pas un pays, c'est un continent, tant les étendues sont vastes et les diversités nombreuses. Ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle les États-Unis d'Amérique.

Philippe Randé s'entretient avec Eric Valmir, chef du service reportage de France Inter. 

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